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r éducation est sa garantie la plus sûre et sa base la plus ferme. Un pays qui veut être libre doit être éclairé ; autrement, ses plus nobles sentiments sont pour lui un danger. Si les droits politiques devancent ou dépassent la culture intellectuelle, il est à craindre que le peuple ne se laisse entraîner, dans l'exercice de ses droits, aux plus graves erreurs ^ » Dans l'appréciation des faits, M.Hahn se montre, ici comme toujours, critique sévère. « Le principe de l'enseignement obligatoire {die Schulpflichtigkeit)^ dans le sens allemand, c'est-à-dire le devoir rigou- •reux imposé par la loi aux parents de faire participer leurs enfants au bienfait de l'enseignement, n'est point encore introduit en France. Des principes de liberté mal entendue ont jusqu'ici empêché d'employer ce moyen, le seul efficace pour procurer la diffusion générale de l'instruction élémentaire. Dn libéralisme peu assurq de lui-même, reposant sur de faux principes, et par cela même timide et toujours en garde contre la puissance de l'État, a refusé d'attribuer à la société le droit de contrainte relativement à l'éducation. La question se posa dans les premières années de la. révolution de Juillet... Le gouvernement était porté à reconnaître au moins
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indirectement le principe de l'école obligatoire; mais la Chambre des députés le repoussa, et la Chambre dps pairs se rangea au même sentiment, bien que dans le sein des deux assemblées les membres les plus compétents, et surtout la commission chargée du rapport, par l'organe de M. Cousin, se fussent prononcés très-décidément en faveur de l'obligation universelle*. » M, Hahn trouve que l'instruction primaire est parmi nous peu répandue et insuffisante^; la position et le mérite des instituteurs lui ont paru au-dessous du médiocre*. Le tableau qu'il trace de l'éducation des femmes* est aussi des plus tristes. Plût à Dieu que la réalité ne fût pas plus triste encore!
La partie de l'ouvrage de M. Hahn qui est relative à l'enseignement secondaire est la plus intéres-
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