‹ Questions contemporaines (volume 3)Chapitre 41 sur 71 · p. 172 et suiv · texte numérisé non relu

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qu'à la seconde : l'égalité a eu pour effet d'exclure absolument la liberté. L'égalité, le principe de la centralisation servaient les vues du despotisme impérial. La Restauration ne s'occupa guère davantage de l'émancipation des académies. Mais le gouvernement de Juillet a-t-il été fidèle à son principe et à son programme, en maintenant l'uniformité dans les établissements de l'Université? Je ne le pense pas. Cependant, pour ne pas adresser au gouvernement lui-même un reproclie qui retombe sur lui beaucoup moins que sur ses adversaires, je dois faire remarquer que c'est surtout la faute de l'opposition prétendue libérale (der vermeintlich liberalen Opposition der Linkm)^ si la stagnation est devenue une loi de l'Université, et si l'égalité est restée intacte aux dépens de la liberté. Depuis que le parti clérical a commencé à demander la liberté de l'enseignement, le corps universitaire est devenu, aux yeux de ceux qui se disent libéraux, le représentant de l'esprit moderne, et malheur aux mains profanes qui osent toucher à ce saint des saints! Dans son zèle aveugle contre le parti qui tire avantage pour ses desseins des vices profonds de l'Université, l'opposition ne croit pouvoir rien faire de mieux que de nier ces défauts et de les couvrir du manteau de sa popularité. Le droit de l'État sur l'éducation des

erfants est parfois exagéré jusqu'à la maxime lacédémonienne; le principe de l'unité d'esprit dans les sociétés modernes est préconisé de toute manière et sur tous les tons ; les considérations vraiment loyales et franches sont fatalement sacrifiées aux besoins de la polémique*... m

Ce qui suit a de quoi nous surprendre. M. Hahn présente comme une réforme utile et comme un premier pas dans la carrière du progrès la modification ou la suppression du Conseil de l'instruction publique, et certaines autres mesures qui ont paru chez nous tout à fait funestes et qui l'ont été en effet. Ces passages montrent que l'auteur a peu compris le véritable esprit de la société française. Soyons juste pourtant ; M. Hahn a vu les choses de notre pays sous un faux jour ; il s'est laissé prendre à des déclamations partout répétées : il n'est pourtant pas ennemi des lumières. ^Ses principes sur Téducation du peuple en sont la preuve. « Si c'est un devoir, dit-il, pour tous les régimes de donner leur principale attention à l'instruction du peuple, ce devoir incombe surtout aux gouvernements qui sont fondés sur le principe de I9. liberté. La politique vraiment libérale n'ignore pas que la propagation de

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