P. 425 et soir
3. P. 429 et 8ui?. — M. Hahn a placé i la suite de son oaTrage
EN FRAUCE. 8»
Il seriût long et peut-^tre inutile de rapporter ici tous les griefs généraux que M« Habn articule contre notre système d'instruction secondaire. Il ne lui reconnaît presque aucune efficacité pour la culture de l'esprit national, et il pense d'ailleurs qu'une telle éducation est, par ses conditions mêmes, le privilège des classes aisées ou même des riches. Cela serait peu regrettable, si cette culture était, comme il le suppose, exclusivement dirigée vers le baccalauréat ou le concours général. Ces deux institutions, la dernière surtout, sont Jugées très^défavorablementS Le concours général est, aux yeux de notre auteur, la source des défauts les plus graves de notre ensei« gnement, qui sont le pastiche, la routine, la s spé« cialité », soit chez les élèves, soit chez le profes^ seur'. Quant au régime intérieur des établissements, M. Hahn trouve les heures de travail trop multipliées, et s'élève avec force contre le système de récompenses et de punitions généralement adopté. 11 voudrait supprimer du même coup les pensums et les récompenses honorifiques; mais il. n'a garde
une esquisse de Thistoire des controrerses sur la liberté de Tense?* gnement. Il penche, en général, vers le parti le moins faTorablo à rUniyersité.
i. P. 370-376, 487 et fiuiv.
S84 L*irrSTRUGTION PUBLIQUE
de BOUS dire par quoi il voudrait les remplacer^. « Il est temps, dit-il, en terminant cette critique, il est grand temps, dans l'intérêt de Tédacation classique, de réformer ces abus. En pro* vince, encore plus qu'à Paris, on doit craindre que les intérêts matériels ne prennent le dessus sur un système aussi insoutenable, aussi fautif; car en province les résultats apparents du grand concours ne jettent pas de la poudre aux yeux. Puisse l'enseignement lui-même se laisser réformer; puisse-t-il admettre dans âon sein les éléments d'un mouvement original et indépendant, pour ne point provoquer une réaction radicale, qui détruirait sans ménagement toute culture classique M »
JL'éducation française est jugée par H. Hahn plus sévèrement encore que Finstruction donnée par l'Uni-