‹ Questions contemporainesChapitre 57 sur 77 · Le philologue wanix id des léierve» à · texte numérisé non relu

Le philologue wanix id des léierve» à

saiDte et large mesure. Après avoir rendu au peuple ce qui appartient au nom du peuple, rendez à TÉter* nel ce qui n'appartient qu'au nom de rÉternel. Je gais aussi, et depuis longtemps, qu'il y aura lieu pour les autres nations de rompre un nouveau pain, d'inaugurer le vrai repos, le vrai sabbat de l'ËterneL de célébrer de nouvelles pâques. Ydlà mon libre et légitime témoignage. Et, de plus, les choses que je sais par l'esprit de tradition, par l'esprit de justice et d'intelligeqce, ces choses-là, je les veux d'une volonté inébranlable, et elles seront par l'esprit de force morale, par nécessité suprême et divine autorité. »

Tout ce qui a été fait de grand dans le monde a été fait au nom d'espérances exagérées, et le peuple juif a des côtés si étranges qu'il ne faut jamais légèrement parler de lui. Cependant il est des passés si glorieux qu'ils excluent jusqu'à la pensée d'un avenir. Comment parler de l'avenir d'Athènes? Quel destin pour la Grèce ne sera pas obscur, si l'on songe à ce qu'elle a été? Pour le même motif, je n'admets guère qu'à propos des juife on parle d'autre chose que de ce qu'ils ont fait. Depuis Jésus-Christ, les jui&, selon moi, n'ont servi qu'à conserver un livre. Du jour où ils ont transmis la Bible hébraïque à la science euro^ péenne, du jour où ils ont appris l'hébreu à Reuchlin

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plus hardiment affirmé l'avenir de sa race? a Avance, dit^oA au juif, et déclare»nou3 quel est ton nom. -^ Mon nom 7 Je m'appelle juif, root qui signifie louangeur f çélibreur invariable de F Être* de l'Unique, de l'Étemel ^ — Ton ftge? — Mon ftge? Deux mille ans de plus que Jésus-Christ. — Ta profession 7 — Je laisse à l'écart les tristes professions qui m'avaient été faites, et dont je ne manifeste encore que trop l'empreinte et les conséquences; mais ma destination à moi, ma profession traditionnelle est celle-ci ; je garantis la sainte imprescriptibilité du nom de la loi, et je suis le conservateur vivant de la noblesse antique et de la légitimité attachée par droit divin au nom, au propre nom du peuple. — Lève la main et promets de parler sans haine et sans crainte, de dire la vérité, toute la vérité. — Je sais de science cer* taine que, malgré ses admirables grandeurs, Rome est une cité usurpatrice, qu'elle n'est pas la vraie Jérusalem. Pour la gloire universelle de Dieu, de même que dans les intérêts positifisi du monde, Rome ^doit être providentiellement transformée, doit être souverainement remplacée. Je sais de science cer* taine qu*il faut que la divinité de Jésus-Gbifist soit modifiée à fond ou rectifiée ouvertement dans une

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sainte et large mesure. Après avoir rendu au peuple ce qui appartient au nom du peuple, rendez à l'Éternel ce qui n'appartient qu'au nom de rÉternel. Je sais aussi, et depuis longtemps, qu'il y aura lieu pour les autres nations de rompre on nouveau pain, d'inaugurer le vrai repos, le vrû sabbat de l'ËterneL de célébrer de nouvelles pâques. Voilà mon libre et légitime témoignage. Et, de plus, les choses que je sais par l'esprit de tradition, par l'esprit de justice et d'intelligeqce, ces choses-là, je les veux d'une volonté inébranlable, et elles seront par l'esprit de force morale, par nécessité suprême et divine autorité* »

Tout ce qui a été fait de grand dans le monde a été fait au nom d'espérances exagérées, et le peuple juif a des côtés si étranges qu'il ne faut jamais légèrement parler de lui. Cependant il est des passés si glorieux qu'ils excluent jusqu'à la pensée d'un avenir. Comment parler de l'avenir d'Athènes? Quel destin pour la Grèce ne sera pas obscur, si l'on songe à ce qu'elle a été? Pour le même motif, je n'admets guère qu'à propos des juife on parle d'autre chose que de ce qu'ils ont fait. Depuis Jésus-Christ, les juife, selon moi, n'ont servi qu'à conserver un livre. Du jour où ils ont transmis la Bible hébraïque à la science européenne, du jour où ils ont appris l'hébreu à Reuchlin

et à Luther, ils n'ont plus rien eu d'essentiel à fsdre. Certes, depuis ce temps-là, le judaïsme a donné au monde une remarquable proportion d'hommes excellents, distingués ou même de premier ordre ; mais c'est là un privilège qu'il partage avec toutes les Églises peu nombreuses. Les petites Églises deviennent, par la force des choses, des aristocraties où la lumière se fait plus promptement, et où les préjugés sont plus faciles à percer.

Tout en admirant autant que H. Salvador le rôle du peuple juif dans le passé, je ne puis donc partager ses vues sur le rôle qu'il lui attribue dans l'avenir. Je crois à une réforme du christianisme; mais cette réforme ne consistera pas à revenir au judaïsme. En général, M. Salvador ne se fait pas une idée suffisante de la forte originalité du christianisme pris dans son ensemble. Je persiste à penser, malgré quelques vives répliques ^, que le christianisme est non la continuation du judaïsme, mais bien une réaction contre l'esprit dominant du judaïsme opérée dans le sein du judaïsme lui-même. Quelles qu'aient été à cet égard les vues du fondateur, il faut bien recon naître que l'attitude de saint Paul, et plus encore la direction qui prévalut dans les Églises primitives,

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