‹ Questions d'art et de littératureChapitre 25 sur 61 · PRÉFACE DES POÉSIES DE MAGU · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES POÉSIES DE MAGU

iljSait dgnner tant de distinction à son naturel», qu'on s'imagine voir un de ces personnages qu'cyi n'avait rencontrés que dans les romans ou |ur le théâtre, parlant à la fois comme un paysan et comme un homjpie du monde, et raisonnant presque toujours mieux que l'un et que l'autre.

Les lecteurs les plus récalcitrants à la poésie du peuple ont été presque tous désarmés par les vers de Magu, et peu de poètes ont inspiré autant de bienveillance et de sympathie. C'est que ses vers re|pirent l'un et l'autre sentiment. Ils font si coulants, si bonnement malins, si affectueux et si convaincants, qu'on est forcé de les aimer, et qu'on ne s'aperçoit pas de quelques défauts d'élégance ou de correction. Il y en a de si vraiment adorables qu'on est attendri et qu'on n'a pas le courage de rien critiquer.

4 janvier 1845.

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