UN MOT SUR FRANKLIN
Franklin partait de ce point de vue « qu'il est de notre intérêt d*être vertueux .» De là Tidée qu'il eut de réunir sous treize noms de vertus tout ce qui lui paraissait, à cette époque, t nécessaire ou désirable. »
La liste dressée par lui est singulièrement caractéristique. Il y inscrit :
La Tempérance y parce qu'à la Tempérance il attribue la bonne santé dont il a joui ;
Le Silence^ parce que, souvent, la parole est compromettante ;
L'Ordre, parce qu'il économise le temps, au profit de celui qui est capable de s'y assujettir ;
La Résolution^ parce que le succès est *à qui sait bien ce qu'il veut et le veut bie» ;
La Frugalité, parce qu'elle conduit à l'aisance ;
L'Industrie, parce qu'elle mène à la fortune ;
La Sincérité et la Justice, parce qu'elles inspirent confiance et frayent la route aux emplois honorables;
La Modération, parce qu'elle est une puissance ;
La Propreté, parce qu'elle contribue au bien-être ;
La Tranquillité, parce que les émotions fatiguent l'âmé et usent le corps ;
La Chastetéy parce que l'homme chaste conserve sa tête libre, ses forces intactes, et ne risqi^ de compromettre ni sa réputation, ni celle des autres ;
V Humilité enûïïy parce que la modestie avec laquelle oû énonce aes opinions leur assure un accueil