DE LA. PROROGATION DES POUVÔÎÉS
comme ses interprètes les plus énergiques et la réac* tion comme ses adversaires les plus résolus?
A cette question je suis heureux de répondre , parce que la réponse est de nature à honorer le parti que je sers.
Personne n*ignore que, dans TAssemblée si singaiièrement hétérogène qui est sortie des élections de février, la majorité n'a rien de fixe, et que le pouvoir de la déplacer, en penchant soit à droite soit à gauche, appartient à un très^ petit nombre d'esprits flottants.
£h bien, ces hommes qui, dans les batailles parlementaires, décident de la victoire, semblent n'avoir qu'une idée, qu'un sentiment, qu'une préoccupation, qu'un mobile : la peur — la peur de ce qu'on est convenu d'appeler le radicalisme.
Ne leur demandez pas s'ils ont étudié les doctrines dont ils 8'alarment> s'ils s'en rendent bien compte^ s'ils ont lu les écrits où elles sont professées ; ne leur demandez pas s'ils connaissent ce qu'ils redoutent : ce qu'ils redoutent» c'est un mot, un mot, rien qu'un moU
Mais les fhtyeurs les moins raisonnées sont les plus Vives. Quel genre d'e&oi est comparable à celui que cause l'apparition d'un fantôme, quand on croit aux fantômes ?
Et puis, à côté de Ceux qui tremblent à force d'ignorer pourquoi» il y a les habiles qui font semblant de trembler; et les seconds mènent les premiers»