DU MARÉCHAL MAC-MAHON
remploi da seul moyen qa*ait la France de sortir de rimpasse où elle se trouve.
Ce moyen ne consiste pas à peser dans les urnes la république et l'empire, la république et la royauté ; à mettre également en question la vie et la mort ; à demander au principe de la souveraineté nationale, sous prétexte de lui rendre hommage, s'il est d'humeur à se suicider ; ce moyen ne consiste pas à supposer que la génération présente ait le dro it imbécile de s'enchaîner par le choix d'un maître héréditaire, et d'enchaîner du même coup les générations à naître ; il ne consiste pas à se servir du peuple oontre lui-même.
Non : le vrai moyen d'en finir avec le provisoire et d'organiser la République conformément à son essence et à la nature des choses, c'est d'appeler le peuple à nommer des mandataires qui soient les organes de sa pensée et les exécuteurs intelligents de sa volonté souveraine ; c'est de faire couvrir les clameurs discordantes des partis par la grande voix du suffrage universel.
Cette solution, tous ont intérêt à la réclamer, depuis le riche industriel qui descend la pente de la ruine, jusqu'au pauvre ouvrier que la faim conduit à la mort. Aussi est-elle, je le répète, inévitable; et c'est pourquoi, après le vote du 19 novembre, il nous est permis de dire avec assurance ce que nous disions avant ce vote, en parlant de la République : elle est et elle sera.