‹ Questions d'aujourd'hui et de demainChapitre 42 sur 70 · UNE GUERRE AVEC LA PRUSSE · texte numérisé non relu

UNE GUERRE AVEC LA PRUSSE

pères, nous le sommes à la façon des républicains que conduisaient auxîombat Hoche et Marceau.

Et c'est cette manière républicaine d'être belliqueux qui a valu à la France les plus grands triomphes, triomphes tels, qu'ils resteront à jamais Tétonnemeïit de l'histoire. Nul n'ignore que la France fut invincible tant qu'elle fut républicaine. Quand elle eut cessé de l'être, elle continua de vaincre, il est vrai; mais ses victoires ne servirent qu'à lui faire un désastre épique. L'empire l'avait reçue puissante, respectée, formidable : il la laissa déplorablement amoindrie et humiliée. Le génie de la liberté et l'amour de la justice avaient mis le monde aux pieds de la France en armes : le règne du despotisme et l'esprit de conquête lui valurent l'invasion, le démembrement et la honte. Ce fatidique revers lui révélait le véritable secret de sa puissance et l'avertissait du danger qu'il y aurait toujours pour elle à méconnaître son propre génie.

J'admire que les séides de l'Empire osent prononcer, en parlant de la situation faite à la France, les mots d'unification de l'Allemagne et de Sadowa. L'unification de l'Allemagne ? Eh ! qui donc l'a préparée, l'a rendue inévitable, si ce n'est Napoléon P"* qui, en découpant l'Allemagne avec la pointe de son épée, en l'opprimant, en la foulant aux pieds, continua si bien rœuvre de haine commencée, s'ous Louis XIV, par rincendie du Palatinat, provoqua l'élan national qui

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