‹ Questions d'aujourd'hui et de demainChapitre 50 sur 70 · FRANCO-ALLEMAND · texte numérisé non relu

FRANCO-ALLEMAND

ce serait la première fois qu'on aurait entendu un dé- • biteur gémir de ce que son créancier a la cruauté de lui accorder du temps î

De deux choses Tune : ou, à la date du 1®' mars 1874, nous serons en mesure de nous libérer, et alors, suivant la convention nouvelle, tout sera dit : il n'y aura plus sur le sol de France.,, que la France; ou bien, à la date du 1®' mars 1874, nous n'aurons pas le complément des trois milliards et, dans ce cas, la convention nouvelle, en nous donnant une année de plus pour nous acquitter, nous sauve des complications formidables où nous aurions été plongés si nous n'avions pu payer à l'échéance que le premier traité de paix fixait comme limite immuable.

Aux termes de ce traité, avions-nous le droit d'anticiper nos versements, de les fractionner, de payer à notre heure, au fur et à mesure de nos rentrées, au gré de nos convenances ? Non. Du moins, cela était douteux. A cet égard, grâce à la convention nouvelle plus d'obscurité. Il nous sera loisible, pour peu que l'état de nos ressources et de notre crédit nous le permette, de nous décharger de telle portion de notre dette que nous voudrons, à l'époque que nous voudrons, sauf à en prévenir la Prusse un mois d'avance.

Qui ne sent combien une pareille clause nous est favorable ? Est-ce que nous n'y gagnons pas de pouvoir réduire par des versements anticipés, le cas

échéant, le chifi're — très considérable — des intérêts

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