‹ Questions d'aujourd'hui et de demainChapitre 52 sur 70 · FRANCO-ALLEMAND S · texte numérisé non relu

FRANCO-ALLEMAND S

plus un soldat sur notre territoire, quinze jours après que le dernier écu des trois milliards sera tombé dans ses caisses, cet engagement si clair, si absolu, si heureusement substitué à un vague funeste qui laissait peser sur nous la crainte de voir la Prusse, même après le payement intégral, réclamer et détenir comme gage politique le territoire perdu pour elle comme gage financier, ce n'est donc rien î

A cette démonstration des avantages que le nouveau traité nous assure, qu'oppose-t-on, qu'est-il possible d'opposer ?

Que la Prusse désire être payée au plus vite? Mais si la Prusse a besoin d'argent, est-ce que la France n'a pas encore plus besoin d'indépendance? Et si, en la payant, nous jouons son jeu, est-ce qu'en nous laissant maîtres chez nous, elle ne joue pas beaucoup mieux le nôtre?

J'admire qu'on dise : « Hélas ! hélas ! la Meurthe, la Moselle, Belfort , vont donc être occupés jusqu'au 1«' mars 1875, une année, une mortelle année de plus! » Qu'on se rassure. Gela n'aurait lieu que dans un cas, lequel par bonheur n'est pas à prévoir : celui où il nous serait impossible de nous acquitter avant cette époque. Or, si l'on admet une semblable hypothèse, comment ne voit-on pas que le premier traité, non modifié, nous aurait créé une position cent fois pire, puisque sa non-exécution à la date convenue, 2 mars 1874, nous aurait exposés à un regain d'inva-

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