DU NOUVEAU TRAITÉ
sion, au renouvellemenc de la guerre, peut-être?
Vainement présente-t-on comme une aggravation des conditions primitives le maintien des garnisaires ennemis au chiffre de 50,000 hommes. La Prusse s'était-elle jamais engagée, d'aventure, à réduire l'effectif des troupes d'occupation avant le payement final? Sous ce rapport, tout reste en l'état. Depuis quand une clause conservée est-elle une clause aggravante ?
L'objection sérieuse, la seule qui fût sérieuse, c'était celle tirée de cette considération que le poids de Toccupation risquait d'être plus lourd lorsque, au lieu d'être réparti entre six départements, il se trouverait concentré sur quatre d'abord, puis sur deux seulement. Mais dès que le gouvernement s'offre à pourvoir au baraquement et au casernement des troupes allemandes dans les départements qui resteront occapés, de telle sorte que les soldats étrangers n'y soient point à la charge des habitants, l'objection tom'ia d'elle-même.
Je n'hésite donc pas à affirmer que, si l'on tie:it équitablement compte des circonstances, le nouvoaii traité est inattaquable.
Quant aux hommes dont il semble irriter si fort lo patriotisme hautain, je commencerai par leur demaider s'ils sont de ceux qui ont signé la paix ou approuvé qu'on la signât; et, quand ils auront réponiii, je leur rappellerai que nous, dont les prétentions sont aujourd'hui bien modestes, comparées à celles qu'ils