DE L'ABUS DES CONCOURS
On nous permet de nous préoccuper de Tinstruction publique, par une ancienne habitude et un souci de bon citoyen qui se dit combien cette question est importante ; on sait aussi que nous ne sommes pas suspect de mauvais vouloir envers l'administration actuelle. Nous pouvons donc sans crainte indiquer ce qui chez elle nous inspire quelque inquiétude : une disposition à la fois honorable et périlleuse, Timagination dans le bien. Ainsi en ce moment elle s'est éprise du concours et désirerait l'appliquer partout, ce qui est trop. Yoici, en eflfet, son idéal en partie réalisé, en partie espéré : dans l'instruction primaire, concours can- ' tonal entre les élèves des écoles comm\males ; concours d*arrondissement entre les lauréats des cantons ; concours des départements entre les lauréats