AVANT-PROPOS XXIX
transportai la petite leçon au jeudi à cinq heures pour qu'ils pussent venir, et dans le petit amphithéâtre GersoQ, pour que nous fussions à peu près chez nous. L^année se termina ainsi. A la rentrée suivante, des mesures prises par le ministère de rinstruction publique, avec l'approbation de la Faculté, commencèrent à produire leur effet. Ces mesures salutaires sont la réforme de Texamen de licence, qui a donné des étudiants tout jeunes auxprofesseurs d'histoire, et la création des bourses d'agrégation, qui leur a donné des élèves plus mûrs. Depuis, les élèves sont devenus de plus en plus nombreux. Tout un personnel intéressant par la diversité des provenances et des aptitudes s'est formé autour de nous.
Il a fallu le loger, lui donner les moyens de travail, organiser son éducation. La Faculté a fait tout cela, chacun s'y prêtant, sacrifiant ses habitudes et ne marchandant ni sa peine ni son temps, M. le doyen Himly s'enquérant et s'occupant de toutes choses, dirigeant avec prudence cette œuvre de transformation, et mon très cher et regretté ami, Albert Dumont, prêtante cette bonne volonté le concours de la sienne, de son autorité, de son expérience, et, au milieu du redoutable travail que lui imposait la direction de tout l'enseigne ment supérieur, s'intéressant par-dessus tout aux progrès de la Faculté des lettres de Paris.