Carte postale du 17 août
Paris Kliîr/w^l^îfi'''' manti^crtp^o Matritensi injttna negkcto,
pp iQ8 ^ "^^ iEscuriaL Paris, Vieweg, 1880, xxi et 529
la soutenance lui valut le grade de docteur es lettres à l'unanimité et elle fit désirer à la Faculté de s'attacher un savant de si grand mérite. Quatre mois après, par un arrêté ministériel (12 mai 1881), Graux était c chargé de faire à la Sorbonne deux conférences par semaine de philologie et d'histoire grecques. » Le second semestre était déjà commencé : il fit pourtant quelques leçons où il expliqua et commenta Topuscule sur la Republiqtie des Athéniens attribué à Xénophon.
Aussitôt Tannée scolaire finie, Charles Graux partit pour l'Italie, sans môme prendre un jour de repos : le ministre de l'instruction publique lui avait donné sur sa demande la mission d'y aller étudier c les manuscrits des Vies parallèles de Plutarque, la fixation de l'âge des manuscrits grecs et la formation des principaux cabinets de manuscrits grecs de la Renaissance * » .
Il désirait depuis longtemps faire ce voyage : « Je m'étais toujours promis, écrit-il de Venise le 16 septembre, d'offrir le voyage d'Italie au paléographe que M. Tournier a fait éclore en moi! » Aucun de ses voyages ne fut plus gai que celui-là. t Je suis tout pénétré d'aise, écrit-il à sa mère, des bords du lac Majeur. Au lieu de gagner Milan au plus vite, je passe délicieusement tout ce dimanche à Streza *. » Et il raconte gaiement les incidents de voyage, décrivant ses compagnons de route de nationalités diverses, les scènes qui se présentent à lui, comme le sermon du curé de Streza : t Je l'ai quasi compris tout du long; il parlait de la foi, disait qu'il faut la grâce pour l'obtenir, etc.. Il était persuadé que j'étais un Anglais chancelant dans mon protestantisme : j'aurais juré, de