De Streza^ 4 septembre
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ma place, vers laquelle il était toujours tourné, qu'il s'occupait de ma conversion. » Jamais il ne se donna autant de loisirs que dans ce voyage. Son esprit, indéfiniment perfectible, s'ouvrit alors à toutes les jouissances que donne en Italie le spectacle des monuments de tous les arts. Pendant des heuces, pendant des journées entières et pendant des séries de journées, il donne *congé au philologue, pour admirer tranquillement les statues, celles du moins qui sont d'une beauté sévère, ^ar il € n'aime pas le déclamatoire en marbre » ; les 'églises, non point les églises du style rococo, non point anême celles de la Renaissance, mais les vraies églises ^u Christ, romanes ou gothiques. C'est pendant ce voyage qu'il commença de prendre goût à la peinture. •« Les limites entre lesquelles se trouvent renfermés les travaux de cette jeunesse féconde, a dit M. Louis Havet, ne sont point les limites de ses aptitudes et de sa curiosité * . » Rien de plus vrai : les limites réelles de sa curiosité reculaient sans cesse. « La belle peinture décidément, écrit-il de Florence *, me touche plus que je ne croyais... J'ai des progrès à faire. » Il aurait fait ces progrès et il y a, dans quelques-unes de ses lettres, des mots de critique d'art, inspirés par une sincère admiration des maîtres. Il sent avec vivacité l'étrange ou gracieuse beauté des villes où il s'arrête. Il a de jolies descriptions de Venise, de Ravenne, où il se plaît si bien qu'il y demeure trois jours au lieu d'un. Il est tout pénétré du charme de Florence.
A Rome, il ne sait t comment faire pour satisfaire la moitié des désirs que la ville fait naître en lui ». t Si tu jouis de mes joies, écrit-il à sa mère •, comme tu