‹ Questions d'enseignement nationalChapitre 9 sur 65 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

d'autres Facultés ? Si elles prétendent avec raison distribuer la culture générale, cette culture générale n'est-elle pas nécessaire à tous les jeunes gens qui se destinent aux professions publiques ou aux carrières libérales, parmi lesquelles il faut compter la politique? Assurément, elle leur est nécessaire, et nous ne souffrons que trop du préjugé enraciné qui les en dispense. Lorsqu'à chaque session de baccalauréat, nous avons prononcé, en congédiant un candidat heureux, la parole sacramentelle : M. X. est admis, ce n'est point sans éprouver la crainte que M. X. ne se croie au bout de ses peines. Il y a une misère intellectuelle particulière au plus grand nombre des bacheliers, et qui peut se comparer à la misère en habit noir. Elle se déguise sous une apparence où il y a des trous. Et il n'est pas étonnant que les professeurs des Facultés de droit se plaignent du dénûment où ils trouvent leurs élèves: incertitude dans les connaissances essentielles, ignorance de l'histoire, défaut d'activité personnelle, incapacité de l'initiative. C'est pourquoi souvent les professeurs de droit montrent aux jeunes étudiants le chemin des Facultés des lettres et leur x'ecommandent l'étude de la philosophie et celle de l'histoire. Malheureusement, les études juridiques sont longues; elles sont difficiles; les Facultés de droit, justement parce qu'elles se plaignent de la faiblesse

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