‹ Questions d'ensignement secondaireChapitre 5 sur 21 · Deuxième partie · texte numérisé non relu

Deuxième partie

Philosophie

(Quatre examinateurs, dont deux membres de l'enseignement supérieur et deux membres de l'enseignement secondaire.

Matkéniatiqties

(^)uatre examinateurs, dont deux membres de l'enseignement supérieur et deux mrmbres de l'enseignement secondaire.

En cas de besoin, il pourra être adjoint aux jurys des examinateurs spéciaux pour les langues vivantes.

En cas d'empêchement imprévu, un membre de l'enseignement supérieur peut être remplacé par un membre de l'enseignement secondaire dans un jury, et réciproquement.

Art. 14. — La présidence appartient au doyen et, à son défaut, au membre de l'enseignement supérieur le plus ancien dans la Faculté.

Instruction relative au plan d'études

(du 19 juillet IQ02)

f/mté (V enscignemeiU et de gracies : Le décret relatif au plan d'études réalise Tunité de renseignement secondaire; les dénominations d'enseignement classique et d'enseignement moderne disparaissent.

Il n'y aura plus désormais cju'un enseignement secondaire, dont la durée réglementaire sera la môme pour tous, où les études, dans les voies diverses suivies par les élèves, auront le même niveau et dont le couronnement normal sera, après les quatre années du premier cycle, un certificat d'études secondaires du premier degré, après les sept années du premier et du second cycle, un baccalauréat unique.

Lettre du Ministre de l'Instruction publique au

Président de la Commission de l'enseignement de la

Chambre des députés

(janvier 1902) Egalité des sanctions : Aux quatre groupements de matières prévus, devront correspondre autant de groupements d'épreuves diverses du baccalauréat. Mais ces épreuves supposent toutes des cours d'études d'égale durée. Dès lors, la raison la plus grave qui subsistait de refuser au baccalauréat de l'enseignement moderne, les sanctions du baccalauréat classique, disparait. J'ai toujours combattu les propositions qui tendaient à accorder à un cours d'études de six ans, les mêmes prérogatives qu'à un cours d'études de sept ans. C'était frapper mortellement les études les plus longues et donner une prime au études les plus courtes. Mais entre deux cours d'études désormais égaux et des épreuves équivalentes, dans lesquelles la connaissance du grec et du latin sera remplacée par une connaissance approfondie des sciences et des langues vivantes, je ne vois plus de raisons d'établir d'inégalité au point de vue des sanctions. Tous les diplômes secondaires doiv^ent conférer les mêmes droits. Il est clair, d'ailleurs, (|ue certaines études supérieures resteront interdites à certains bacheliers, à raison même de leur genre d'études secondaires.

— tl; —

Celui qui n'a pas étudié le grec ne s'inscrira pas comme candidat à la licence es lettres. Mais, précisément à cause de cela, il est superflu de le lui interdire, à raison de la nature de son diplôme. Si quelque bachelier de l'ordre scientifique se présente pour les études de la licence es lettres, c'est qu'il aura appris le grec en particulier. Dès lors, il ne serait pas juste d'y mettre obstacle, ï /exception sera rare : elle mérite d'être encouragée.

l'nite dégrade \ Q^QÀ admis, une nouvelle conséquence s'impose : tous les diplômes de bachelier étant équivalents, et conférant les mômes prérogatives, il n'y a plus (ju'un baccalauréat unique, un seul diplôme portant, à titre de renseignement, des mentions différentes, suivant l'option du candidat entre les différentes matières offertes à son choix.

Décret du 22 Juillet 1902

Equivalence des différents diplômes-. Artk LK rRKMlKK. — Le baccalauréat de l'enseignement secondaire, institué par le décret du 31 mai [902, est admis, quelle que soit la mention inscrite sur le diplôme, pour l'inscription dans les Facultés et Kcoles d'enseignement supérieur, en vue des grades ou titres conférés par l'Etat. >

Arrêté ministériel du 28 juillet 1902

Entrée envigueur du décret du ?/ mai IÇ02, — AR'ricî.K PRKMH:k — Ses dipositions deviendront exécutoires :

I® Pour la première partie : latin-grec, latin-langues vivantes, latin-sciences, sciences-langues vivantes, à partir de la session de juillet-août 1904.

2** Pour la deuxième partie : philosophie, mathémathiques, à partir de la session de juillet-août 1905.

Art. 2. — Il ne sera plus regu d'inscription :

Pour la première partie du baccalauréat de l'enseignement secondaire classique, à dater de la session de juillet-août 1904 ;

Pour la première partie du baccalauréat de l'enseignement secondaire moderne, à dater de la session de juillet-août 1905.

~ îlS —

Toutefois, les candidats qui, antérieurement à ces dates, se seront présentés à la première partie du baccalauréat de l'enseignement secondaire classique, ou à la première partie du baccalauréat de renseignement secondaire moderne, conserveront le droit de subir Texamen d'après le régime institué par le décret du 8 août 1890 et par le décret du 5 juin iSgr.

Avantages de l* unité (T enseignement et de sanctioft : M. Liard, le nouveau vice-recteur de l'Académie de Paris, appréciait récemment comme suit Tétat de choses institué par les derniers décrets (*): « Entre les types divers qu'on vient de créer, disait-il, les familles choisiront, suivant ce quelles voudront pour leurs enfants, suivant leurs aptitudes, leurs goûts et leur destination, l^lles choisiront sans péril, puisque chaque type forme un système complet ; elles choisiront sans contrainte, puisque désormais le souci des sanctions inégales attachées à deux baccalauréats dirtérents ne pèsera plus sur leur choix.

* Kn eft'et, le baccalauréat sera un, comme l'enseignement

lui-même. De même que l'enseignement a ses types divers, il

aura ses séries diftérentes d'épreuves et ses mentions diverses.

Mais pratiquement, en droit, toutes les mentions auront les mêmes

effets ; par là s'achève, dans la diversité, l'unité fondamentale de

l'enseignement secondaire. »

Si l'on admet — cjuestion cjue je n'ai pas examiner pour le

moment ('") — que, sans déroger à l'esprit qui doit l'animer et

par conséquent s'exposer à manquer son but, l'enseignement

secondaire puisse être autre qu'un et le même pour tous, c'est

évidemment qu'on reconnaît aux divers courants dans lesquels

on le partage — aux diverses formes qu'on lui permet de revêtir

— une efficacité égale pour procurer le but de cet enseignement:

(1^ Discourii prunoncé k roiivertiiri* de la tk'.sHioii du CuiiM*il Acadt^iiiique, le mercrHli, î?rt noveiiihrf [L'enneignemmt Kfcondaire^ du .'» décembre lifOi'.

<S» Voir le chapitre coiisaert^ au But de Veft$eignf-ment secondaire..

îiQ —

la culture générale de Tesprit, la maturité du jugement. Dans ce cas, il est logique, en effet, juste et utile, d'attacher des privilèges égaux aux examens différents où aboutissent ces courants divers. Sous la réserve de cette question préalable, je puis, moi aussi, applaudir à la réforme que la France vient d'accomplir.

Kn Belgique (^) les études secondaires ne sont, dans la règle, sanctionnées par aucun examen ni à leur terme, ni à Tentrée des Universités. Pour entreprendre les études qui mènent au grades de renseignement supérieur, « candidature :> et « doctorat », ainsi qu'aux carrières libérales, il suffit de pouvoir présenter un certificat délivré par le chef de l'établissement dans lequel l'élève a fait ses études classiques ou professionnelles, certificat constatant que le cours complet des études a été suivi. (Loi du lO avril 189(1).

Dans le cas, seulement, où ce certificat lait défaut, un examen est imposé, sous le nom d' « examen de gradué en lettres >. Le jury est composé, pour moitié de professeurs de l'enseignement public, pour moitié de professeurs de l'enseignement privé, le président étant pris en dehors du corps enseignant. L'examen, qui comprend des épreuves écrites et orales, porte sur des matières d'enseignements secondaire. (Loi de 1861).

Kn fait a^ examens r/r passage, il n'y a qu'une épreuve orale, facultative, à la sortie de la I* des « athénées >. (^)uant aux sanctions, le a certificat d'études » des gymnases procure l'entrée de l'université et l'admission aux examens de doctorat ; celui des réalgymnases est exigé pour le notariat, la « candidature » en physique et mathématiques, les examens d'ingénieur.

(Il Thomas. La nouvclh' loi hcljiri' •'^ur l:i iMilIntinn des içmdrs acHtlriiiiquc** ; lievue internaUonaU dff Venwignement (1890). — A l'oniiuiHe : Gouraiwi, t. Il, \\. :ian. — II. Lejenne, LVntf. M^cond. en Belfçique ; Revue nnit^rxitairc. [îUOV. — Batimeister, UandhttrU, I, s, ** RlnrlelittinK u. VerwaltiiniJf île» liîlheren HehiilweMenfl In ilen KnltnrlUndern *, |». I7H — Pour rhl«toire de la It^jçitilation, voir le Rapport qfnfrnl de l'Rnqntlte frnn(;ar«e.

Eh Angleterre (^), le baccalauréat est un grade d*enseignement mi-secondaire, mi-supérieur, conféré par un établissement d'enseignement supérieur. La conception que les Anglais se font des études est très différente de la nôtre. En France et en Allemagne, l'enseignement secondaire est soigneusement délimité et séparé de l'enseignement supérieur. Il a ses programmes, uniformes pour tous les établissements de même nature, et sa sanction propre à la fin des études, le baccalauréat ou la maturité. Rien de tout cela n'existe-'en x^ngleterre. L'enseignement secondaire y est donné dans uhe foule d'institutions, et les programmes y sont des plus variés, suivant les traditions des diverses maisons et le but que se proposent le plus ordinairement les élèves qu'elles recrutent. Un examen à l'entrée, un ou plusieurs examens chaque année, ne conférant ni grade ni prérogatives : les études secondaires n'ont pas d'autre sanction.

A leur sortie du collège ou de la ptiblic school, les élèves se présentent aux examens des diverses carrières ou entrent à l'Université terminer leurs études secondaires et faire des études supérieures. Les Universités anglaises groupent, en effet, dans le même cadre les deux ordes d'enseignement. Elles délivrent des grades, dont le premier et le plus abordable est le baccalauréat es arts.

A côté du baccalauréat, comme sanction plus sérieuse des études secondaires, il y a ce que l'on appelle « les Honneurs t, dont la préparation exige également trois ans, mais qui ne sont conférés qu'après un examen très difficile et très long. On peut se présenter aux Honneurs pour toute espèce de matière, littérature, sciences naturelles, droit, histoire, théologie, langues orientales.

Les Universités anglaises, du moins certaines d'entre elles, ont créé, à côté du traditionnel baccalauréat es arts, un baccalauréat

(\) De Conbertin, L'éducation en Angleterre (1888;. — Max Leclerc, L'éducation de» classes moyennes et dirigeantes en Angleterre (18tf4j. — A Tenquête : ChaUley-Bert, t. I, |i. 361. Esplnas, p. 398. Max Leclerc, t. II, p. 81. M* le professeur F. F. Roget, de QenèTe, qni connaît à fond les choses d'Outre-Manche, a bien rouln me fournir de précieuses indications. Baumeister, loc. cit., p. 8*6 et 830.

spécial, avec mention c lettres >> ou « sciences », destiné à sanctionner les études qui se font dans les écoles secondaires. La possession de ce diplôme exempte de tout ou partie des examens d'entrée dans les Universités.

Quant aux jurys, remarquons que les examinateurs ne sont jamais les maîtres eux-mêmes ; ce sont le plus souvent des professeurs d'universités. — Somme toute, il n'y a pas, en Angleterre, d'examens correspondant exactement au baccalauréat ou à la maturité des pays du continent, et ce n'est que pour mémoire que nous avons fait ici sa place au système britannique.

Aux EtatS'Unis (*), moins encore qu'en Angleterre, il n'y a de limite nettement tracée entre les divers ordres d'enseignement.

L'enseignement secondaire y est donné dans deux catégories d'institutions. D'une part, des écoles publiques et gratuites, les < high schoois », et des établissements privés généralement désignés sous le nom d'académies distribuent un enseignement qui correspond à la fois à celui des écoles primaires supérieures et à celui des classes de grammaire des lycées en France. D'autre part, les collèges auxquels les « high schoois » et les Académies servent pour ainsi dire d'antichambre correspondent à peu près aux classes supérieures d'humanités et de philosophie, et conduisent en quatre années d'études leurs élèves au baccalauréat, dont ils confèrent eux-mêmes le grade. Ce n'est qu'à titre exceptionnel que certaines « high schoois », les plus importantes, font également des bacheliers. La sanction ordinaire des études qui se font dans les c high schoois > consiste dans certains diplômes spéciaux très appréciés de l'opinion.

Il existe un grand nombre de baccalauréats. Indépendamment du baccalauréat es arts, qui correspond au baccalauréat classique

(4) Rapport sar rens»ngiiein(*nt uecondairo et sur renscifi^npracQt aupérieur aux Etats- Tnis, présenté par M. Gabriel Compayrë ao nom de la délégation envoyée à l'Exposition de ChiCHiro n89t;). — BanmeiHter, Op. cit., p. 684 et «ulv.

français, les collèges préparent aux baccalauréats es sciences, es lettres, en philosophie, ainsi qu'aux titres spéciaux de bachelier en agriculture, en mécanique, en chimie, en peinture, en architecture, etc.

Le baccalauréat est, dans les collèges américains, un examen tout intérieur. Pour entrer dans un collège, il faut subir un examen d'admission parfois très sévère. On s'y présente à seize ans. Les élèves des « high schools > y sont également admis s'ils possèdent les diplômes délivrés par ces institutions. Pendant les quatre années d'études, il y a des examens à la fin de chaque trimestre. Le baccalauréat est le dernier de ces examens ; il ne confère, à ceux qui le possèdent, aucune prérogative exclusive. Les Universités, même les plus sérieuses, ouvrent les portes de leurs écoles de droit et de médecine aux gradués des < high schools » comme aux bacheliers des collèges. On peut même être étudiant sans posséder aucun grade, à la condition de subir un examen d'entrée.

Pas plus que le système anglais, celui d'Amérique ne peut nous fournir un point de comparaison pratique.

Kn Allemagne (^), les études^secondaires ont pour couronnement Y Examen de maturité, aussi appelé c examen de départ s, Abgangsprufung , ou « examen de ceux qui vont partir, « Abîtnrientenpnifung.

(U Mémoire »ur Vinntruction secofidaii'e rfaw« ie royaume de l'ruasc, par Victor Cousin, ilircctt'tir de TKcole normale, Paris 1831. — Rapport ëur l'élut de l'instruction publique dans quthjuespays d'AUemagun et parliculirrement en P. tisse, parle même, 1831. — Miehel Brt'al, F^cursi ans pédagogiques, p. 70 et '.»5. — Lan^lots Op. cit., p. 371. — Deitoiir. I>e l'enseignemetit secondaire classique en AUeatagne et en France. — Grëard, Happort^sur le baccalauréat. — SehilJer, " La réfornie de .renseignement secondaire en Prusse, en 1892 ** ; tiecu*' internationale de l'enseigne ment (1893). — •* L'examen de' maturité' en Allemagne ** (L'en», second., du ler février 18'.Kt^ — Â. Pinloehe, Renseignement secondaire en Allemagne, Xelle. édit. contenant les plans «l'études de 15H)1, p. 101 à 117 et Ufi. — Ch. Schweitxer. " L'en», second, eu Allemagne " (Rev. universitaire, 1001). — Kncyclojtédie de Kein, art. *• Abgangsprtifung \ t. I. — vl l'Enquête, Dreyfus-BrlHae, 1. 1, p. 54)6. — ** Clioses d'AlleiTin^iic " (Ens. second. i:> avril VM)V. — W. Lexis, Ifie li^orm des hoheren SchuUcesens in l'reussen (lî>02), surtout 111 et IV (p. ;t) et 01).

Comme on sait, renseignement secondaire est donné, en Allemagne, dans trois sortes d'établissements distincts : les gymnases^ où Ton enseigne le grec et le latin, les sciences et les langues vivantes ; les « rcalgymnascs », dont le programme comporte le latin sans le grec, deux langues vivantes ^français et anglais) et les sciences, enfin les c oberrealschulen », dont l'enseignement (langues vivantes et sciences) correspond à Te enseignement moderne » français. Les études dans ces trois catégories d'établissements ont pour sanction l'examen de maturité.

On appelle ainsi, l'épreuve placée au bout des études secondaires, et qui correspond, jusqu'à un certain point, au baccalauréat français. Toutefois, il y a de profondes différences. Il ne s'agit pas, en Allemagne, de déclarer l'éducation close, mais d'annoncer le commencement d'une nouvelle période dans les études: l'élève est déclaré mur pour l'Université; hormis l'université, ce certificat n'ouvre immédiatement aucune porte. Ne se présentent donc guère à l'examen de maturité que les jeunes gens qui se proposent d'étudier le droit, la médecine, les sciences, les lettres ou la théologie.

La différence capitale est qu'en France le diplôme est conféré par l'Etat, tandisqu'en Allemagne il est délivré par le gymnase ; accessoire en apparence cette différence entraîne toutes les autres.

Mode de Cexa^nen, — La t maturité » allemande est un examen intérieur, c'est-à-dire qu'il a lieu au lycée même.

Programme; Conditions d'admission aux épreuves. — Maturité des gymnases : Programme des deux classes supérieures (Unter- et Ober-Prima). (Arrêté du 6 janvier 1892). — Il faut avoir subi le dernier examen de passage et requérir l'autorisation du directeur de l'établissement et delà Comission d'examen (30 juin 1870 ; 5 mai iSgo). Donc, trois mois avant, les élèves de ober-prima qui sont dans l'intention de se présenter, s'adressent à leur directeur pour y être autorisés. Celui-ci, disent les règlements, a le devoir de faire des représentations sérieuses aux élèves qui ne seraient pas suffisamment préparés : il doit aussi avertir les parents ou tuteurs, et appeler leur attention sur les inconvénients d'une canditature prématurée. Ces inconvénients ne

sont pas seulement de nature morale, car les règlements ne permettent pas de se présenter aux épreuves plus de deux fois. En tout cas, il faut que le candidat ait fait ses deux ans de prima. (3r la limite d'âge minima pour entrer au gymase étant de dix ans, les candidats se trouvent généralement dans le cours de leur dix-neuvième année.

Maturité des progymnases : L'examen a lieu après le second semestre de la secuTuia, Le programme est celui de la II» B.

Maturité des réalgymnases et des écoles réaies supérieures : Programme de X^l prima.

Maturité des réalprogymnases : Après le 2* semestre de II» . Programme d'entrée dans la II» A. d'un réalgymnase. Epreuves écrites seulement.

Maturité des écoles réaies (H'àhere BurgerschuUn) : Programme de la I» des écoles réaies supérieures.

Epreuves, — L'examen comporte des épreuves écrites et des épreuves orales. Les épreuves écrites, très nombreuses, doivent être subies par tous les jeunes gens ; on dispense de l'examen oral ceux qui, ayant de bonnes notes de scolarité, ont obtenu la mention « suffisant » pour leurs travaux de l'année et pour leurs compositions écrites. Les autres peuvent êtres exemptés des parties de l'examen oral pour lesquelles ils ont eu, en classe, la mention c suffisant ».

L'examen porte sur les matières enseignées dans les deux dernières années d'études (^). Il y a des compensations établies, sauf pour les matières essentielles, ou l'insuffisance est éliminatoire.

Si des élèves croient avoir dépassé le niveau commun des connaissances exigibles, et si le directeur y donne son approbation, des travaux plus difficiles peuvent être demandés, et il en est fait mention sur leur diplôme.

Jury. — L'examen de maturité n'est pas public ; il a lieu au gymnase devant les professeurs de la classe dite c prima >,

U) Voir dans Hein, (p. lu i>t 12^ une discussion très Hpprofondie de l'opportunité et de la valeur pédagrofiTiU"^' relative de» diverses branches dVxamen.

SOUS la présidence du représentant de i'I^tat (Commissaire noînmé par le Conseil scolaire provincial) et en présence du directeur de rétablissement. L'* président du jury est armé d'un droit de < veto > dont il a bien rarement l'occasion de faire usage.

Les différentes compositions sont corrigées par le professeur de la classe ou par les maîtres spéciaux qui les remettent annotées au directeur. Après que tous les membres de la commission en ont pris connaissance, le directeur les remet entre les mains du commissaire du gouvernement. Il y joint tous les devoirs faits par les candidats et les notes trimestrielles obtenues par eux pendant les deux dernières années.

Préparation de r examen. — Pourvue d'un programme guère moins étendu que celui du baccalauréat français, la maturité allemande doit pourtant moins inquiéter les élèves, car c'est leur professeur même qui les interroge, ou, s'il arrive au commissaire de prendre la parole et de poser une question (^) qui n'ait pas été abordée en classe, le professeur est là pour dire ce qui a été étudié et pour excuser le candidat. En général, on s'efforce de convaincre les élèves qu'ils n'ont pas besoin de se livrer à une préparation extraordinaire. Il faut éviter, disent les ordonnances même qui régissent la matière, (1882 et 1892) tout ce qui pourrait troubler le cours normal des études et tout ce qui pourrait faire croire aux élèves qu'ils ont besoin pendant le dernier semestre d'une préparation spéciale et d'un effort extraordinaire. ('). Le résultat de l'épreuve ne peut et ne doit que confirmer le jugement porté par les maîtres sur leurs élèves d'après leurs travaux ordinaires. On n'a égard qu'au savoir qui a été digéré et assimilé par les jeunes gens, et qui est devenu vraiment leur propriété intellectuelle. Une préparation de ce genre ne s'obtient point par un travail t tumultuaire > des derniers mois, encore moins par un amas de noms, de dates et de faits

(1) Cm très rare, ditKein.

(S) KOone, Iku UnterricMnoe$en deê preuêsiseken StaïUei, II. ^fS. 271. - Wiete, Vercrdnungen u. Oesetzê/. d. hdheren Schulen in Pretttteny I, 21 1.

hâtivement entassés dans la mémoire ; elle est le fruit naturel et lentement mûri d'études bien faites.

E/h'cs de renseignement libre (^ Rxtraneer »/ — Afin d'assurer aux élèves de l'enseignement libre le bénéfice d'une telle sécurité, une ordonnance ministérielle prescrit aux examinateurs des gymnases, dans une intention bienveillante, de tenir compte de cette circonstance que les candidats étrangers à l'établissement ne sont pas interrogés par leurs professeurs ordinaires. Ils sont admis à subir les épreuves de l'examen dans un des gymnases de l'Etat, et sont examinés à part [\ J!s sont ordinairement peu nombreux, d'ailleurs, l'enseignement libre ayant peu d'importance en Allemagne, et certains établissements privés ayant reçu de l'Etat, sous le contrôle du commissaire du Gouvernement, le droit de délivrer le certificat intérieur.

Jugement, — Des précautions sont prises pour mettre les jugements au-dessus de toute suspicion. Le professeur chargé de donner les sujets de compositions en envoie un certain nombre au représentant du Gouvernement, qui choisit ceux qui lui plaisent et peut lui-même en désigner d'autres. Il a le droit d'assister à l'examen oral, mais il n'y intervient pas personnellement. C'est lui, enfin, qui préside la dernière séance, où l'on attribue les notes définitives. Dans le calcul de ces notes, on tient compte de celles que les élèves ont obtenues dans leurs deux dernières années scolaires pour un certain nombre de matières et les nouveaux règlements admettent le principe de la compensation d'un certain nombre de mauvaises notes par certaines autres meilleures (').

L'examen est considéré comme subi avec succès, si l'appréciation générale de la Commission, fondée ii la fois sur V examen

(i) lis ont à subir, sur certainex iimtiûres, «les interrofpatioiis dont le» autres candiilats sont dispensés. Ces matières sont la littérature allemande, les éléments de la philosophie, le français, riiistoirc naturelle et la physique. Les élê%'ps du gymnase sont dispensés de répondre sur ces matières ; mais les examinateurs ont la faculté de consulter les notest obtenues par eux en classe pour ces branches dVnHeifjrnf-ment.

'S) Rein i,p. 7) recommande ie système des compensations entre notes de hranch***» différentes, comme donnant aux tendances indindueiles une léffitime liberté d*expanslon.

vt sur Us noies de classe^ ne se traduit, dans aucune matière obligatoire, par la note c insuffisant ».

On délibère alors sur Tadmission définitive, pour laquelle l'impression totale produite par le candidat doit être d'une importance dominante. Si certains membres, devant la délibération ou la votation, trouvent que l'avis ou le suffrage d'un collègue est mieux motivé que celui qu'ils ont émis, ils peuvent revenir sur leur vote et en donner un autre qui est définitif. Il est à supposer, dit un règlement, que l'opinion des maîtres du gymnase est fixée déjà sur la maturité de chaque élève avant qu'on ne procède à l'exanfen. Il n'y aura donc en général pas de discussion là-dessus en présence du commissaire, et l'examen ne doit avoir d'autre objet que de justifier devant lui le jugement déjà porté ('j. Cependant l'examen pourra servir, en ce qui concerne quelques élèves, à résoudre certains doutes encore existants chez les professeurs ; il aura aussi cet effet de leur montrer plus clairement jusqu'à quel point le gymnase a rempli sa tache.

Ajournement, — Lorsqu'un élève est refusé, la commission détermine après quel délai il pourra tenter une nouvelle épreuve. ( )n a déjà vu que le droit de se présenter à l'examen de maturité est limité à deux fois. Sauf les cas de dispense, il faut revenir devant les mômes juges. Si la commission est convaincue que le candidat n'est pas en mesure de réparer un premier échec, elle a l'obligation de l'en avertir, et elle doit l'engager d'une façon pressante à faire choix d'une carrière où les études d'université ne soient pas nécessaires. Les candidat ajournés reçoivent un € certificat de sortie > attestant leur échec à l'examen.

Comité de surveillance. — T'ne fois les épreuves terminées, tous les documents qui s'y rapportent sont transmis à un comité supérieur, siégeant au chef-lieu de la province, et qui a pour mission de veiller à ce que le niveau des études ne s'abaisse pas. Ce Comité, après avoir pris connaissance du dossier, le retourne avec ses observations au directeur du gymnnase.

(H Ce Jujfeineiit ext l'imMi^iié par écrit cf reiiiiH d'uvaiice au t'oniniiHsaire. Pour Ic> détail do Hon libellé, voir Rein 'Inv. rit., p. ii .

Le diplôme, — Sur le certificat de maturité, on ne se contente pas d'inscrire que le candidat a été admis avec telle ou telle note; le certificat doit contenir le jugement que le directeur du gymnase, d'après le travail et la conduite des dernières années, porte sur le caractère, le savoir et les aptitudes de Télève.

La remise du diplôme a lieu le dernier jour de Tannée scolaire et en présence de tous les écoliers : c'est une sorte de fête pour la maison. Le />ro£^ramme imprime que publie tous les ans chaque gymnase, donne les noms des jeunes gens qui ont quitté la maison avec le certificat de maturité, et indique à quelles études il se destinent.

Promotion ( Versetzung). — On devine que les directeurs ne se soucient point de faire défiler devant le représentant du gouvernement une série de candidats médiocres ; aussi prennent-ils fort au sérieux le droit qu'ils ont de déconseiller l'examen aux élèves mal préparés; mais on trouve plus sûr d'arrêter dès les plus basses classes ceux qui ne paraissent pas en état de profiter des études secondaires Ce mode de faire, un peu rigoureux, peut-être, ne date pas d'hier, car nous le trouvons déjà prescrit dans le Code prussien de 1794. où il est dit textuellement: « Les jeunes gens « qui n'ont pas d'aptitudes suffisantes pour les études secondaires c doivent en être détournés le plus tôt possible, et leurs parents « prévenus, afin qu'ils puissent les diriger en temps utile vers une autre carrière profitable. » (2* partie, titre XII, § 62.) La même idée est exprimée dans les instructions accompagnant le plan d'études bavarois de 1891 *. « L'accroissement démesuré « de la population des établissements d'enseignement secon- <( daire entraînant des charges importantes et de plus en plus « lourdes pour l'Etat, il est recommandé d'écarter le plus pos- « sible des études tous les éléments mauvais ou insuffisants, « et de favoriser au contraire par tous les moyens les bons élèves, « On usera donc de la plus grande sévérité dans les examens « pour la première admission au Gymnase, et l'on s'opposera (( impitoyablement au passage dans les classes supérieures d'élê- « ves insuffisants. Les sujets ainsi écartés pourront donc embras- « ser encore à temps une autre carrière. »

En ert'et, l'organisation de la maturité est complétée par des prescriptions rigoureuses relatives aux promotions. C'est l'assemblée des professeurs qui décide du passage de chaque élève dans la classe supérieure. Aucun élève ne peut être promu s'il n'a satisfait pleinement aux conditions de la classe précédente. En cas de lacunes partielles dans son instruction, le passage ne lui est accordé que s'il est jugé réellement capable de profiter du nouvel enseignement et de réparer facilement ses lacunes.

Il appartient au directeur de procéder, s'il y a lieu, à des examens de passage, surtout pour les parties reconnues insuffisantes. Dans ce cas, l'épreuve a lieu devant les professeurs de l'établissement, sous le contrôle du directeur. Un premier échec oblige rélève à recommencer la classe ; un second entraînerait le renvoi du gymnase.

Flxceptionnellement, l'assemblée des professeurs peut autoriser un élève dont la bonne volonté lui parait évidente, à se mettre, [lendant les vacances, en mesure d'être promu à la rentrée ^'j.

Siifictions, -- Les sanctions données au diplôme de maturité sont les mêmes dans tous les Etats allemands et reconnues équivalentes de l'un à l'autre. \' Ordre impérial du 26 novembre 1900 11'^ conclusion) prescrit c|ue les sanctions seront dorénavant basées sur ce principe que les trois ordres d'établissements secondaires: gymnases, réalgymnases et écoles réaies supérieures, doivent être considérés comme égaux en valeur pour la culture générale de l'esprit et qu'il n'y a lieu de la compléter que dans la mesure où certaines branches d'études, certaines carrières, nécessitent des connaissances préparatoires spéciales, que tous les établissements ne peuvent pas donner ou donner au même degré. Les sanctions des établissements d'enseignement reals devront donc être étendues conformément à ce principe.

C'est, comme en France, la notion de Xégalité des sanctions^ seule compatible, à mon avis, avec la conception rationnelle de l'enseignement secondaire. Le triomphe de cette idée, chez nos

l) L^XAttii'n «U» <k* annri' Abschiunnpr'àfumf., crë«' imi 1H!»s, fut Miii»primé par Hrrété du L»<i i1éo<»mbre ifHX).

deux grands voisins, constitue un progrès notable de la pédagogie européenne.

Examens cofnplétnentaires, — Comme le rescrit impérial le dit fort bien, la culture générale, puisée à Tune quelconque des sources capables de la donner, peut et doit, sans que le principe de son équivalence soit aucunement lésé, être complétée, en vue des carrières spéciales, par certaines connaissances préparatoires, égalements spéciales. LVoù l'institution des examens complémentaires qui, en Allemagne, sont les suivants :

Pour les porteurs du certificat de maturité d'un réalgymnasc ou d'une école réale supérieure^ qui veulent avoir accès à toutes les facultés des universités, un examen de latin et de grec au niveau des élèves sortant de la !•* d'un gymnase classique.

Pour les porteurs du « Certificat » (non maturité) des écoles réaies supérieures^ un examen de latin seulement, en vue des carrières d'ailleurs accessibles avec ce diplôme inférieur.

Examen spéciaux (Ex. de carrière), -- Kxamen de 7® année, Reifepriifung fur Prima : Epreuves écrites et orales correspondant au programme d'entrée en I" . Cet examen conduit aux carrières de géomètre, d'arpenteur, de dentiste, de vétérinaire civil et militaire, d'aspirant officier (1889), ^"*^^ ^^^ ^^^ ^^^^ dsius un gymnase ou dans un réalgymnase, peu importe.

Pour le volontariat cfun an, l'arrêté du 26 février 1901 demande seulement une année de II* avec de bonnes notes de classe.

Pour les autres pays, résumons à grands traits et par rubriques: (')

(!,■ Pour i'Autrirhe : BauineisUT, Op. rit., 1, 2, p. Wl ut ;iO:i. - Pour la Hongrie : K. Roehellp, ■* LVn«. Hfcond. en Hongrie* ** (litc. univ., 1.") nuv. 1HS»7'/ Umimi'iiitcT, 360.— Pour 1h Russie : Utc. intern. du l'ens., 18λ7, Chronique, p. 181 : Haumeistcr, "iW. — Pour le Luxembonrg: Haunieister, 1«7. — Pour l'Italie: Gréard, Happ. sur le Bac: HeiKn. Educateitr^ ir» fôvr. IWK). — Pour la Grèce: Baumeister, <U)0. — Pour ri«It$pagile : P. Melon. " L'ens. super, en Espagne ** (Ww. mttfni. de Vetis., IH«7i ; Baumeister, 7;i4. — Pour le l^ortngal : Jitv. internat, de l'etut.. 181^7 ; Bauntei^ter 51!», — Pour la Hollande : Van der E*, ** Le» étude» dans Iva gyninaftes de Hollande •* {Rev. ini. de l'en*., l«J2i ; Baaineister, OT»», (^A. iVû \ Coniinunleation obligeante de M. le Dr. Daniels, Prof, à ITulv. de Tribourg. — P«»nr le Danemark: Baumeister, .iMi*, '.vx\ - :î»ô. - Pour la Xorvêgr : Itanmeister. 11:?. —Pour lu Suède: BîUimeister, 7i:î, 7TI, 7i:i.

IJ examen terminal

l^n Autriche, le certificat de « maturité > ouvre l'accès de renseignement supérieur. Il s'obtient par un examen intérieur, écrit et oral. Les bons élèves sont dispensés d'une partie de répreuve orale. — Même système en Hongrie. -— En Russie, la maturité comprend aussi des épreuves écrites et d'autres, orale. Dans le (jrand- Duché de Luxembourg, la « Commission d'examen » accorde, dans certains cas, une dispense partielle ou même totale de l'épreuve orale. En Italie, le baccalauréat, «lit -i licenza liceale », est également un examen intérieur. - En Grèce, la maturité est en somme l'examen terminal de la dernière classe du gymnase ; les épreuves ne portent que sur le programme d»» cette année-là. - En Espagne, le t baccalauréat» se passait naguère à l'université, aujourd'hui au lycée. Les épreuves, uniquement orales, portent sur 46 branches. — En Portugal, l'examen de « maturité ••, jadis en vigueur, a été supprimé.

Examens de divers types

Au Danemark, il y a une maturité de l'ordre a philologique >, avec latin et grec, et une autre, de l'ordre « mathématique ►». — En Norvège, l'épreuve comprend deux degrés : l'inférieur porte le nom de « maturité des écoles moyennes >, le supérieur, r « examen artium »», est l'examen terminal des gymnases ; il comporte un type classique et un type réal. — En Suède, deux <♦ lignées », la lignée latine et la lignée réale. — En Hollande, les écoles réaies décernent un < certificat de départ >, les gymnases un diplôme de « maturité », l'un comme l'autre après un examen intérieur.

Examens de passage

En Italie, il y a des examens très réguliers d'admission, de promotion et de sortie. Leur ensemble aboutit au c diplôme d'études classiques ». — En Autriche, aussi, le passage (lersetzung) est réglé sévèrement. La promotion suppose un bon travail pendant Tannée et, en outre, un examen de passage, écrit

et oral. — l{n Russie: ICxamens d'entrée et examens de passage, annuels et publics. — Danemark : examen pour passer de IV'' en V*^. — Norvège : examens de passage après chaque année, surtout après la V^ de THcoie moyenne et la II*" du gymnase. Suède: examens au commencement de Tannée scolaire, pour les élèves dont la moyenne était trop faible, à la fin de la classe précédente. Les autres passent d'emblée. — Hollande: examens de promotion annuels, dans les Ecoles réaies ; examens d'entrée et de passage, dans les gymnases. — Luxembourg: la promotion est décidée par le collège des maîtres de chaque classe, sous la présidence du directeur. Hxamen à la sortie de la IV^ du gymnases et de TKcole industrielle. - Portugal: examens d'entrée, de passage et de sortie. — Espagne : les cours durent cinq ans, ; il y a un examen à la fin de chaque année et il faut les avoir subis tous, pour pouvoir se présenter au baccalauréat. — Grèce : Il y a, dans chaque classe, deux examens par an ; l'un à la fin du semestre d'hiver, l'autre à la fin de l'année.

Examens spcciaux. — Jixamens de carrière

Danemark: Le « Realexamen »> donne droit aux examens d'admission à l'Lcole polytechnique, à l'Kcole forestière, à l'IOcole d'agriculture ; à l' «( examen inférieur > des juristes, à celui du génie nautique, à certains examens militaires de degré inférieur, à ceux de dentiste et de pharmacien; enfin à ceux des employés de l'administration des chemins de fer et de celle des postes. Il est de plus en plus demandé pour d'autres carrières encore. — En Portugal, on a le système des examens complémentaires, sur des matières spéciales, pour l'entrée dans plusieurs carrières.

Certificat d'études

En Autriche : certificats semestriels ; celui du second semestre de chaque année établit l'aptitude à la promotion.

yurys

Autriche : Pour les examens de passage, les maîtres et le directeur de l'établissement. — Pour la maturité, les maîtres, présidé par 1' c inspecteur scolaire > ou un délégué, envoyé à sa

place par le t Conseil des Ecoles ». C'est un professeur d*univei** site ou de TEcole polytechnique; quelquefois un directeurs d'établissement secondaire. — Hongrie : Les professeurs de la classe la plus élevée (8*^), présidés par V t Inspecteur recteur » du cercle scolaire, ou un délégué du Ministre. Italie: T-ne « Commission d'examen »» composée des maîtres, du proviseur et d'un commissaire du gouvernement. De même, dans les établissements libres « assimilés » (Istituti pareggiati). — Hollande: Pour l'examen de sortie des écoles réaies, une commission formée de directeurs et de maîtres d'écoles réaies. Pour la maturité des gymnases, les maîtres plus des commissaires du gouvernement, soit l'inspecteur des gymnases et des professeurs d'université. — Luxembourg : Pour l'examen de passage, une commission présidée par un commissaire du gouvernement (Règl. du 19 juillet 1893). Pour la maturité, de même [Règl. du 9 juin 1894). — Danemark'. « I/inspection >, organisme composé, pour les gymnases et réalgymnases, de trois professeurs d'université (un philologue classique, un historien des littératures modernes et un mathématicien ou naturaliste), pour les écoles réaies, d'un inspecteur, fonctionne comme jury. Le professeur de la branche examinée interroge. Le jugement est porté par lui, un deuxième maître de l'école et un membre de « l'inspection. > — Norvège: Aux examens de passage, les maîtres eux-mêmes; à l'examen de maturité, les maîtres, plus un ou deux « censeurs c nommés par l'autorité supérieure, à 1' '* examen artium >, une t inspection » composée de cinq membres, plus les maîtres. — Suède : A la maturité, deux ou trois commissaires du ministère, dits « censeurs >, qui sont des professeurs d'université ou des ecclésiastiques. Les maîtres ont voix au chapitre. — Grèce : Les maîtres seuls.

Ajournement, Admissibilité prolongée. Réparation

Autriche \ Après échec à l'examen de passage, nouvel examen à la fin des vacances. Pour la maturité, une seconde session, en automne. — Hongrie: Deux échecs à la maturité entraînent le rejet définitif. - Italie: *< Examen de réparation >, portant seulement sur la partie trouvée trop faible à la « maturité ». Tl a lieu trois ou six mois après.

Sanctions

Autriche .- La maturité des gynitiascs ouvre d'emblée les l'niversités, FAcadémie militaire, THcole supérieure d'agriculture, les Ecoles des mines, l'Académie de commerce, les Ecoles normales (entrée en 4^ année), la carrière pharmaceutique et le volon* tariat d'un an ; moyennant un examen complémentaire de sciences, Tl^cole polytechnique et celle du génie maritime. La maturité des écoles réaies ouvre les mêmes portes et, moyennant un examen complémentaire de lettres, passé dans un gymnase, elle donne aussi accès aux universités. — Rassie: La maturité n'est pas nécessaire pour l'immatriculation universitaire ; les bons élèves des gymnases y sont admis sans autre. — Hollande: Le certificat de sortie des écoles réaies donne accès aux examens d'état des ingénieurs, des architectes et des technologues ; à l'Ecole du service colonial, à l'Ecole militaire^ et au doctorat en médecine, moyennant un examen complémentaire de latin et (le grec. La maturité A^^ gymnases ouvre les Universités. — Au Luxembourg, la maturité est exigée pour les places de l'Etat. En Espagne, le baccalauréat est requis pour l'immatriculation à l'Université. Pour étudier le droit et la médecine, il faut, en outre, subir un examen préalable sur certaines branches enseignées à la faculté des lettres ou à celle des sciences. — En Grèce-, la maturité des gymnases donne droit aux études universitaires, mais non aux carrières de l'Etat. La maturité du réalgymnase ouvre les facultés de médecine et des sciences et, moyennant un examen de latin, les autres facultés aussi. — En Suède, la maturité latine conduit à l'université et, moyennant une épreuve en mathématiques, au polytechnicum. Ce dernier s'ouvre d'emblée devant la maturité réale. — Norvège '- La i< maturité des écoles moyennes > est requise pour être admis à r < examen artium » ; pour entrer dans un gymnase ; pour devenir commis-pharmacien ; pour l'entrée à l'école de la marine militaire, aux écoles techniques de Christiania et de Drontheim, et au gymnase commercial ; pour les services des postes et des télégraphes et pour l'examen de dentiste. L'examen artium ouvre d'une manière générale, les Universités et l'Ecole militaire:

L'examen artium rcal, complote par une épreuve en latin et en grec, est valable pour la théologie et les lettres ; complété en latin seulement, il vaut pour la médecine. L'examen artium littéraire doit être complété en mathémathiques, en sciences naturelles et en dessin, pour TLcole militaire. — Danemark: 1/ < Abitura > littérairt ouvre toutes les facultés de ITuiversité ; r c Abitura > scientifique conduit à T Ecole polytechnique et aussi à TLniversité ; cependant pour le droit et la théologie, il faut un examen complémentaire de latin et de grec.

En somme, le principe de Xéqurvalence entre la maturité littéraire et la scientifique est admis, sous la seule réserve d'un complément de nature professionnelle, dans la plupart des pays (rKurope.

Kn Suisse (^), l'enseignement secondaire appartient aux Cantons; l'autorité fédérale (Département de l'Intérieur) n'y intervient (ju'indirectement :

I. — Kilo établit le programme et régie le mode des examens de maturité exigés dts futurs médecins, dentistes, pharmaciens et vétérinaires. Elle détermine les établissements cantonaux d'enseignement secondaire dont le baccalauréat ou la maturité seront considérés comme valables pour l'entrée dans ces carrières ('). \n organisme spécial, la Commission fédérale de maturité, veille à ce que ces établissements se maintiennent au niveau des exigences imposées par le programme fédéral ; il institue des examens pour les candidats qui ne sortent pas de l'une de ces écoles; il donne son préavis sur l'équivalence des maturités étrangères.

(!■ (îrob, iSta/i>//A' 'ùbtr dnx Vider richUicesen in der Schn-eiz, im Jahre Î88t (Ktablie par ordre ilu D«?p. féd. de l'Intérieur. - (4rob «t Hiibcr, Jahrbuch deê VnterrichUicesenK in der .ScAicwr, 1H87 — 185)2. — Hunxiker, Iht» achiceizerischc SchuliceMn (Par ordre du Dép. tdd. de l'Intérieur., i8î»;{. — Dr. (i. Finsler, Ueetour k Herne, J)ie Ijehridiine uml .HfUuritiiljiprii/nngeft der Gymnaitien der Sehtcdz, 1H»3. — Le même, art. " Suisse **, dans le /fandburh de Baumeister, 1, 2, p. 3»Mî (.I8ii7 . — Im Suitse univernitaire^ pnsim. — Lch ProfframniTM et Rrglemeni» de la Maturité fédérale et de8 Etabli Gisement» eantonaux ; les conditions d*admisflion à TKcole polyteehnique et d'immatriculation aux l^niverKités cantonaleK ; la Comtitution /fdh'alc du 20 mai 1^71, art. 33; la Loi fedhude »ur Vexercice des ftro/MxioHH mfAiictdex, du 1» décembre 1877 ; etc.

<i\ Liittf du 21 août 188!».

2. — Le Conseil scolaire suisse^ plus généralement désigné en français sous le nom de < Conseil de l'Ecole polytechnique fédérale >, exerce sa surveillance sur TEcole polytechnique de la Confédération, établie à Zurich, et, par le fait, sur les écoles réaies ou « industrielles -> qui ont passé avec le Polytechnicum un c concordat > par lequel leur maturité donne accès de plein droit aux différentes sections (Kcoles spéciales complètes) de cet établissement supérieur.

Ces deux formes de réglementation fédérale introduisent une certaine unité dans l'enseignement cantonal : le programme de la maturité médicale servant de norme aux gymnases, les conditions d'admissibilité au Polytechnicum réagissant sur les écoles réaies.

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