Encyclique de Pie IX, Denzinger
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des hommes, Pour moi, après bien des doutes... j'ai assis ma foi sur un raisonnement qui peut se proposer au maçon el au charbonnier, Je me dis que tous les peuples ayant une religion bonne ou mauvaise, la religion est donc un besoin universel, perpéluel, par conséquent légitime de l'humanité. Dieu, qui a donné ce besoin, s'est donc engagé à le satisfaire : il y a donc une reli. £ion véritable, Or entre les religions qui partagent le monde, sans qu’il faille ni longue étude ni discussion de faits, qui peut douter que le chi. ‘:aisme soit souverainement préférable et que seul il conduise l'homme à sa destinée morale ? Mais, dans le christianisme, il ya trois Eglises : la prolestante, la grecque, et l'Eglise catholique, c'est-à-dire l'anarchie, le despotisme et l’ordre. Le choix n'est pas difficile, et la vérité du catholi. cisme n’a pas besoin d'autres démonstrations.
« Voilà, mon cher ami,
idence intérieure, depuis christianisme et chaque cette étude affermit mes convictions.
Je lis les Pères, et je suis ravi des beautés morales, des clartés philosophiques dont ils m’éblouissent. Je m’enfonce dans les âges barbares et j'y vois la sagesse de l'Eglie et sa magnanimité. Je ne méconnais pas les désordres du moyen âge, mais je m'assure que la vérité catholique y lutta seule contre le mal et tira de ce chaos les prodiges de vertu et de génie que nous admirons. Je suis passionné pour les conquêtes légitimes de l’esprit moderne : j’aime la liberté et je l’ai servie : mais je crois que nous devons à l’Evangile la Liberté, l'Egalité, la Fraternité... Tout ce que ma raison peut exiger, c’est que je ne la force pas à croire à l’absurde. Or il ne peut pas y avoir d’absurdité philosophique dans une religion qui a satisfait l'intelligence de Descartes et de Bossuet, ni d’absurdité morale dans une croyance qui a sanctifié saint Vincent de Paul. Quelques esprits modernes ne peuvent supporter le dogme de l'éternité des peines, ils le trouvent inhumain. Mais pensent-ils aimer plus l’humanité ou avoir une conscience plus exacte du juste et de l’injuste que saint Augustin et saint Thomas, saint François d'Assise et saint François de Sales ? Ce n’est donc pas qu'ils aiment plus l'humanité, c’est qu'ils ont un sentiment moins vif de l’horreur du péché et de la justice de Dieu... »