Timothée, III
Révélation, m'enseigne, je suis en bonne compagnie, les plus beaux et les plus grands génies du monde, les insignes bienfaiteurs de l’humanité en ayant tous fait autant ; si, au contraire, rien ne me distingue intellectuellement du commun des hommes, ce qui arrive d’ailleurs à un grand nombre, à plus forte raison et en esprit avisé, dois-je accepter avec respect et soumission la vérité religieuse, telle que transmise et infailliblement interprétée par l'Eglise. Celle-ci, d’ailleurs, laisse à chacun toute la liberté désirable dans la salisfaction de ses justes exigences, et déclare que « la raison humaine, pour éviter toute tromperie et toute erreur dans une affaire de si haute importance, doit faire l'enquête la plus attentive sur la réalité de la révélation divine, afin qu'il lui soit absolument certain que Dieu a parlé » !. L'Eglise ne désapprouve donc pas les recherches de la raison pour s'assurer que Dieu a parlé. Elle les encourage comme motif et base nécessaire de toute adhésion à la parole divine.
Cette méthode de chercher et de trouver la vérité est celle qu'avait suivie Frédéric Ozanam, aussi grand chrétien que célèvre écrivain, fondateur de l’admirable Société de Saint-Vincent-de-Paul. Il conseillait à un de ses amis qui lui avait exposé des doutes « de faire en matière de religion ce qu’on fait en matière de science : s’assurer d’un certain nombre de vérités prouvées et ensuite abandonner ies objections à l’étude des savants ». Et il ajoutait :
« .… La vérité doit être à la portée des petits et la religion reposer sur des preuves accessibles au dernier