‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 35 sur 94 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

5.\ DoAT, 2i, pp. 59 et 60. Remarquons l'expression assez cynique de amasia uxor.

nés de situation irrégulière adorèrent, au même titre que les autres, le prédicateur hérétique. Vers 1243, le Parfait Bérenger reçut la visite de Guillelma Gasc, « amasia » de Bertrand de Auriac ^ A Castelverdun, Arnaud de Ravat était adoré par le croyant Michel Andorra et sa concubine Ermengarde ^. Plusieurs fois, les textes nous signalent des bâtards de croyants. La famille de Villeneuve, à Lasbordes, protégeait ouvertement l'hérésie; or il y avait chez eWQMnspiirius, Adémar « frater naturalis Poncii de Villanova •* » ; et l'on peut en dire autant des Hunaud de Lanta '•, des sires du Vilar ^ et des Mazeroles de Gaja ^.

Ces concubines et ces bâtards qui paraissent si souvent dans les assemblées cathares ont fait accuser ces hérétiques des plus vilaines turpitudes. On a dit que leurs doctrines rigoristes n'étaient qu'un masque sous lequel se dissimulaient les pires excès. D'autre part, il est certain que les populations se laissaient très souvent gagner par l'impression que produisaient sur elles leurs austérités. Parlant des hérétiques, un catholique d'Albi s'exprimait ainsi, vers 1300 : « dicti homines erant deillis hominibus qui dicuntur heretici ; et tenebant magnam castitatem et faciebant magnam penitentiam... et erant de j'egula apostolorum, et erant magne sanctitatis et magne abstinentie"^ ».

Il est facile de résoudre cette apparente contra-

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