‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 56 sur 94 · Practica, p · texte numérisé non relu

Practica, p

■2. Ibid., p. 241.

une vie fort austère; et on ne le faisait que lorsque, après la perte de tout espoir de guérison, le Consola/nentum ne devait imposer aucune cfiarge, tout eu garantissant la béatitude éternelle. Triste était le sort de ces malades qui, une fois guéris, devaient, à cause des promesses du Consolainentum. abandonner leur famille et mener une vie de moines.

Les Parfaits entraient si bien dans ces raisons qu'ils s'assuraient eux-mêmes de l'état désespéré du malade, avant de « le consoler ». En 1230, l'un des principaux protecteurs de la secte en Haut-Languedoc, B. Oth de Niort, fut grièvement blessé à la tête : « çulneratus in capite graviter ». Il manda aussitôt chez lui, à Laurac, l'évêque hérétique Guilabertde Castres qui accourut avec ses compagnons. Mais, le cas ne lui paraissant pas assez grave, Guilabert différa la cérémonie et tint le malade en observation. Il resta huit jours à son chevet; puis, le voyant en voie de guérison, il se retira avec les autres hérétiques, sans le consolera

Sachant combien près de la mort devait se trouver celui qui l'appelait, le Parfait, comme le prêtre catholique mandé au chevet des mourants, accourait à la hâte auprès de lui, par tous les temps, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit; il emmenait avec lui le compagnon qui ne le quittait jamais et allait lui servir d'acolyte, et les autres Parfaits qui devaient, avec lui, imposer les mains. Quelquefois aussi, il était escorté des Croyants qui étaient venus le chercher pour le défendre contre toute attaque. A son arrivée, la chambre où reposait le malade se rem-

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