‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 55 sur 94 · Ibidem, 23, p. 58 et · texte numérisé non relu

Ibidem, 23, p. 58 et

4. ScHMiDT, op. cil., H, j). 128. Rituel cathare, p. xxi. • Et puis, ils

INITIATION CATHARE. 135

Le Consolainentum et les sacrements des mourants. — Il nous reste à examiner une forme spéciale de Consolamentum, celui qui était conféré aux mourants et remplaçait pour les hérétiques les derniers sacrements catholiques, l'extrême-onction et le viatique. C'était d'ailleurs ainsi qu'il était le plus fréquemment donné puisque, à plusieurs reprises, nous avons constaté que seule une élite, animée d'un zèle particulier, demandait le Consolamentum, « m sanitate », la plupart des croyants aimant mieux en retarder la réception jusqu'à leurs derniers moments, « l'n infirmitate * ». Cet usage était même si général que Bernard Gui, voulant décrire, dans sa Practica, les rites du Consolamentimiy ne parle que de celui qui était conféré aux malades et il intitule son chapitre : « De modo hereticandi seu recipiendi infirmos ad seclam et ordinem ipsorum - ». On comprend fort bien que, dans ces cas souvent urgents, les rites de l'initiation aient été abrégés et simplifiés. Quand un Croyant était malade, on envoyait chercher les « chrétiens » qui devaient le consoler : mais pour cela, on attendait presque toujours le dernier moment. Devant les inquisiteurs, plusieurs personnes répondirent que, quoique malades, elles n'avaient pas sollicité le Consolamentum, parce qu'elles ne « croyaient pas mourir ». Et la raison de ce retard était bien simple : recevoir l'initiation complète, c'était s'engager dans

doivent faire la paix entre eux et avec le livre. Et s'il y a des croyants, qu'ils fassent la paix aussi et que les croyantes, s'il y en a, lassent la paix avec le livre et entre elles > : p. xxv : « Et puis les chrétiens doivent demander le salut et le rendre.»

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