‹ Questions d'histoire sociale et religieuseChapitre 22 sur 83 · M., ibid., n · texte numérisé non relu

M., ibid., n

a déjà construit des cellulae sur les terres abandonnées 1. Vers 825, les moines de Sorède ont acquis, par le défrichement, tout un territoire que l'empereur met sous sa mainbour -. A la même époque, les moines de la Grasse ont défriché une partie du littoral 3. De même, la plupart des biens possédés par l'abbaye de Montolieu, sous Charles le Chauve, de Saint-Polycarpe, sous Carloman, proviennent d'une adprisio. L'histoire des autres monastères nous présenterait des faits analogues. Pendant tout le neuvième siècle, les terres désertes ou inoccupées du fisc leur furent libéralement données. Encore au dixième, nous voyons des monastères de la Marca hispanica étendre par ce moyen leurs domaines. Tandis que dans le centre de la Gaule, en Aquitaine, un grand nombre d'abbayes bénédictines ont constitué leur puissance territoriale par des achats, des échanges, les donations des fidèles et l'absorption de la petite propriété, en Septimanie, dans la .Marche d'Espagne, la formation du patrimoine ecclésiastique est due à d'autres causes. Elle est surtout lœuvre des donations royales et du travail collectif; dans ces régions, la communauté religieuse a été une véritable colonie agricole établie par le pouvoir.

Une fois défrichées, les terres p>ouvaient devenir le centre d'une vi'la cultivée par des colons ou des hôtes. Parfois, les moines y appellent des émigrants.

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