‹ Questions d'histoire sociale et religieuseChapitre 29 sur 83 · H. L., t. II, n» 12. Id., ibid., n · texte numérisé non relu

H. L., t. II, n» 12. Id., ibid., n

peut être vassal, sans être bénéficier. Rien non plus, dans nos documents, nindique que ces contrats soient fréquents ou obligatoires. Si les émigrants, en recevant leur lot, prêtent le serment de fidélité ^ le serment ne donne pas, comme le pense M. Brunner, un caractère conditionnel à leur tcnure -. Il n'est pas l'engagement du vassal qui reçoit un bénéfice, mais la foi du sujet qui reconnaît un souverain. Et si, en cas dinfidélité, le roi leur enlève Vadprisio, il n'y a là que l'application d'un principe général du droit frank : les terres des sujets infidèles étaient confisquées. Il ne semble donc pas que les aprisionnaires soient des bénéficiers royaux ou des vassi dominici. La constitution de 815 qui leur permet de se recommander au comte et de recevoir, de sa main, des bénéfices, sépare nettement ces bénéfices de Vadprisio. Elle montre bien qu'il y a là un contrat nouveau, distinct, étranger à la prise de possession du sol.

Uadprisio n'est pas un bénéfice. Elle ne confère pas davantage la pleine propriété. On dit bien de l'aprisionnaire qu'il « possède 3. s Mais il faut entendre ces mots. La terre défrichée est toujoxu^s désignée comme le bien royal. Elle s'appelle fiscus *. Le droit même

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