‹ Questions d'hygiène socialeChapitre 13 sur 19 · Anesth^siCy de a privatif et «r(i6r,(ji;, sensation · texte numérisé non relu

Anesth^siCy de a privatif et «r(i6r,(ji;, sensation

îiO QUESTIONS D'hYGIÉNÈ SOCIALE.

la question fut étudiée sous toutes ses faces. On sait comment le chloroforme remplaça Téther dans la pratique et comment il a triomphé de toutes les substances rivales qu'on a tenté d3 lui substituer. Je ne reviendrai pas sur cet historique, parce qu il appartient au passé et parce qu'il a été fait iavec un talent remarquable *. Il ne constitue, du reste, que la première étape de la carrière que j'ai Tintention de parcourir.

L'insensibilité causée par le chloroforme et l'éther est profonde, absolue, mais fugitive. Suffisante pour endormir le sujet pendant la durée d'une opération, elle est trop fugace pour calmer la douleur d'une manière définitive; elle est impuissante à triompher d'une simple névralgie dentaire. Après avoir sommeillé un instant sous l'influence de l'anesthésique, le mal se réveille aussi aigu, aussi térébrant qu'auparavant. Ces instants de calme, achetés au prix d'une perte momentanée de connaissance, ne peuvent se prolonger par le môme moyen, sans inconvénient et sans danger. Le chloroforme en inspirations ne remplissait donc qu'une des conditions du programme; il fallait trouver un analgésique * d'une action plus persistante et c'est encore en s'adressant à l'un des agents les plus connus de la matière médicale qu'on l'a rencontré.

Si la découverte de l'éther remonte à trois siècles

1. A. Daslre, sur les Aneslhésiques. (Revue des Deux Mondes ùii 14 décembre 1880.)

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