‹ Questions de libelle, 1889 [microforme]Chapitre 14 sur 25 · SEE · texte numérisé non relu

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Qu'ils ont eu pour conséquence l’insubordination ‘léricale au Décadence Canada, et la décadence de l’autorité religieuse, décadence qne le M mandeur constatait lui-même dans les lignes suivantes de l’Ætendard da 10 septembre 1887 : ‘ M. Tarte (rédacteur en chef du journal

4 le Canadien) pale du respect pour l'autorité des évêques au Canada.

‘4 En effet ce respect s’en va rapidement. ”

dans tous juée aux

tion.

Que tous ces écrits, faits et gestes du demandeur et d’autres cir-

4 4 us constances, que la défenderesse signalera en temps et lieu, justifiaient dla défenderesse et son journal Le Monde d'avoir écrit et publié les arti- He cle: dont se pl *: 1 'HAnOe dans sa déclaration, et plis PRADEEUSe tés de rement que }* wdeur manquait da franchise et de sincérité; qu'il

était un hypocriu qu’il a insulté les autorités religieuses catholiques- °°°" romaines, savoir le Pape, les évêques, les prêtres; qu'il est en révolte tt NN à leur égard, et qu’il s'est constitué le régenteur, le censeur et le con-

néro nn ei à trôleur de toute autorité religieuse.

soumisons de 2Ccueuse sus qui

Atlilude po litique.——7nsulles aux laïques.

Et la défenderesse allègue de plus : # Que le demandeur s’est distingué non seulement par ses attaque. contre le clergé, mais encore et autant par ses insultes à l'adresse de tous les laiques qui ne pensaient pas comme lui, et pour ne signaler que les: cr hauts fonctionnaires de la province et du pays tout entier, qu’il sufilse de 7’ F1 mentionner les noms suivants : ï deux 1. Les Honorables juges Routhier et Jetté, et l’honorable P. J, D Chauveau, shérif de Montréal, tous accusés d’être des libéraux dans le sens défendu par l'Eglise. Æexdard du -T décembre 1887. 4 ÉD) 2, L'honorable Gédéon Ouimet, accusé de travailler ‘ avec une MR ca

‘€ persévérence incroyable à réaliser ici les programmes maçonniques ‘ du fameux F. Macé” Ætendurd des 10 et 16 janvier 1885. 3. Un lieutenant gouverneur français et catholique de la Province #s

de Québec, accusé d’être franc-maçon.—L'Etendard, 9 juin 1884. Or 4. Un député français et catholique de Montréal accusé d’être dan: franc-maçon.—Même numéro. l'Æt 5. Même accusation contre ‘* lux des juges en chef” et ‘le chet conf français catholique des ministres fédéraux. ”7—Même numéro. r'êts

6. L'honorable J. J, Ross accusé d’avoir tenté d'acheter la cons- À cience d’un missionnaire. ÆZtendard, % septembre et 8 octobre 1887. É illin 7. L'honorable Honoré Mercier, premier ministre de Québec. 1 en (

accusé “d’insigne 1 auvaise foi etde manque de qualification pour jouer M le rôle de chef de parti politique honnête. Ætendard, 15 août 18S4: 3 E Ch 05 con

d'être ‘un mangeur d'ultramontains,” Ætendard du 5 mai 1885: ‘I1N ‘n'y a,” continue le demandeur ‘que la haine doctrinaire qu'il entre. | ‘“ tient contre nos principes qui lui inspire les violents outrages qu'il M ‘< ne cesse de proférer contre nous..,...

6 M. Mercier... hait l’ultramontanisme ou le cléricanisme d’une | ‘< haine de sectaire. La fureur et ses invectives ressemblent, à #1 méprendre, à celles de la franc-maçonnerie et de la libre pensée. ”’ | à.

Ou encore l'Ætendard du $ mai 1885: ‘M. Mercier vend une élec. Mi ‘“ tion et cherche à la reprendre par une contestation. Je pose un etje EI de ‘ retiens deux.” Ë

8, Sir John A. MacDonald, K. G. C.: ‘Sir John luimême est *l’instigateur de la guerre aux catholiques” Titre d’un article de * Etendard du 11 janvier 1887, dans lequel il est dit :

‘ Il a brulé le parlement en 1849, en haine de nous.’

‘Il a prêté neuf serments de haïnes orangistes contre le catholi- ‘ cisme.””

9. Sir Hector Langevin, K. C. M. G., ministre des Travaux Publics : ‘* L'orangissisme soutenu par Sir Hector Langevin dans sa :‘° croisade contre les institutions religieuses et civiles du Bas-Canada.”? à L' Etendard du 25 novembre 1586. Dans le même numéro le dernau- Pdeur dit: ‘ Successivement, Sir Hector a pu ainsi sacrifier : les droits “ des catholiques du Nouveau Brunswick; la juridiction exclusive de |‘ nos législatures provinciales en matière de mariage, cette source :‘ principale de nos droits civils, la langue française au Sénat, le ‘ contrepoids créé par la constitution pour maintenir l'égalité ertre |‘ Québec et Ontario, nos droits de légitime expansion dans le Nord- ‘ Ouest, nos droits d'y maintenir notre langne, etc., etc.”?

19, L’Honorable J. A. Chapleau, dont, dit le demandeur dans l'Etendard du 29 janvier 1886, Sir John aurait refusé de l'avancement } dans son gouvernement, parce que, ajoute Sir John, toujours d’après l'Etendard, ‘J'ai en ma possess'on certains documents qui m'empêchent de confier à Chavleau la direction d'un ministère où l'on dispose de grands intérêts financiers ou de grandes sommes d'argent.”

Qu'en politique, ie demandeur a longtemps professé un dévouement illimité au parti conservateur, mais que dans la pratique, il n’a cessé d’être en désaccord avec les chefs de ce parti.

Que dès 1871, lorsqu'il brigua les suffrages des électeurs du comté de } Champlain pour la chambre locale, il se présenta non-seulement contre un conservateur, mais encore contre le gré des chefs du parti, et notamment l'honorable J. J. Ross, ministre de la Division.

Que durant la même année 1871, il supportait J. J. Ross, conservateur | protestant et riche négociant de Québec comme candidat parlementaire contre l'honorable Joseph Cauchon, aussi conservateur, mais catholique, contrairement aux articles de son ‘“ programme catholique,” mentisnné ? plus haut, programme qui, d'ailleurs, finit par recevoir la condamnation - de l'autorité religieuse comme inopportun.

Que sa nomination au Sénat, en 1878, a été le résultat d intrigues et : de démarches personnelles de la part du demandeur auprès des ministres à > Ottawa et de l'honorable Louis Archambault en particulier.

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