SALE
Ai fonde,
Qu e Mon da croit par les
“ Ce ne sont pas pourtant les enseignements qui lui ont fait défaut. “ Les avis, les leçons se sont succédés. Ii y est resté sourd et a continué à “ se draper dans son obstination fauatique et son fatal aveuglement. De “ chute en chute, il a roulé, en politique, jusqu'à J’abdication de la dignitéll “ morale de ses convictions ; en religion, jusqu’à la révolte contre l’autoriték “ ecclésiastique. 11 vient de recevoir une nouvelle flagellation, sanglante, « publique, éclatante. La conscience publique, que ce grard acte de justice “ soulageait, a vu la cravache s’abattre sur lui à coups redoublés. Elle le! “ montre du doigt. C'EST LUI, DIT-ELLE, QUI ABREUVAIT D'INFAMIES LE! ‘: SUPÉRIEUR D'UN SAINT ORDRE RELIGIEUX, en faisant mine de € attaquer à} jous, I ‘* un personnage politique ; c'est lui qui ENTASSAIT COLONNES SUR COLON-| w “NES D'INJURES A L'ADRESSE DE CE PERE D'UNE FAMILLE RELIGIEUSE ŒonTEn ‘“ comptant que la répugnance de ce Père à se défendre contre un pareii|
ét votre
“ genre d'attaque lui assurait l'impunité ; c’est lui qui offrait d'en appeler ee pr “ de la décision du tribunal ecclésiastique au jugement du tribunal civil :! Ai “c'est lui qui reproduisait avec TANT DE COMPLAISANCE LES HONTEUSES es pré ‘ DIATRIBES DE SES FRERES MÉTIS DE QUÉBEC CONTRE LE RÉV. P. AUGIER Q “ C'EST LUI DONT L'ŒUVRE D'ACHARNEMENT ET DE HAINE VIENT D'ETREN esse p
“ FLÉTRIE COMME ELLE LE MÉRITE ; le voilà donc au pilori, et c’est bien} de L “fait ” ; É
“ Flagellé par l'autorité religi-use, conspué par la conscience publique, É 1 ‘ croyez-vous qu'il va se soumettre, confesser ses torts et demander pardon #Fean-d “ à la grande figure qu'il a outragé ? Ah ! 11 faudrait bien peu connaître le Q “ personnage. Lui ! mais pour qui le prend-on ? Il s’est abstenu svignense. MBaint- ‘: ment de tout commentaire sur la question de discipline, et il a même eu à jouve “ le scin de retrancher de ses reproductions tout ce qui touchait à cette fe Den “ question. Qn le calomnie pour sur, le saint homme ! Lui ! Mais il ignore Îles ré “ le premier élément du débat, il ne sait pas même de quoi s’est plaint Mrait d “ l'honorable M. Ross ! !! Æ ©Q
SE D ee
journal pro ‘“ Nos lecteurs croiront à une mystification, mais cela est écrit en toutes lettres dans L’Eïtendard d'hier !
mnies et ddl ‘ Comment ! TARTUFE, vous ignorez même de quoi se piaint l’hon. M. se, dans son Ross, et voilà des semaines et des mois que vous prenez prétexte de cette vingt-huit, à plainte pour déverser sur le saint religieux, chargé de la juger, injures sur injures, outrages sur outrages ? DISPARAISSEZ, IGNOBLE CHARLATAN: Est-ce que vous ne voyez pas que vous ne faites plus de dupes que parmi la classe de gens dont la mauvaise foi est acquise d'avance à toutes les mauvaises causes ? REMÉGAT POLITIQUE, INSURGÉ RELIGIEUX, CHARLATAN HYPOCRITE ET HYPOCRITE ET LACHE, Vous avez ASSEZ EXPLOITÉ TOUS LES À SENTIMENTS HONNETES, VOUS AVEZ ASSEZ CAUSÉ DE SCANDALES, votre carrière est remplie, présentez les œuvres à celui QUI PAYE TOUTES CES SALETÉS, VOUS AVEZ BIEN GAGNÉ VOTRE SALAIRE.
Ainsi que le tout appert plus amplement à copie du dit journal Le fonde, produite avec les présentes comme en faisant partie ;
Que le vingt--t-un mars mil huit cent quatre-vingt-huit, ie dit journal
e Monde, a publié, à l’adresse du Demandeur, un article intitulé : Chacun
, sanglante, ir et commençant ainsi : “ M. Trudel prétend, etc.” et se terminant te de justiceR,r Jes insultes et les outrages suivants : lés. Elle le, ‘“ Mais non, vous n’en ferez rien, votre haine vicieuse pour M. Chapleau NFAMIES LEÏS+ votre platitude devant celui qui vous distribue la piture, feront taire, chez c’attaquer àÿ ous, pour la millième fois, {out sentiment de justice et même de pudeur. SUR COLON-Æ « Seulement, en Aypocrite consommé, vous trouverez encore le moyen de ELIGIEUSE ÉONTENTER VOS HAINES ET DE FAIRE VOTRE COUR, en entortillant le tout aus pareille grandes phrases, dans lesquelles les mots de religion, patrie, charité, jusen appeler ice, etc., seront mis à toutes les sauces. ” punal civil | Ainsi que le tout appert à copie du dit journal /e Monde produite avec
on !it, entre
tte école del au des disci{ causes qu'ils!
fait défaut.
a continué à lement. De de la dignitéll tre l'autorité!
HONTEUSES es présentes comme en faisant partie. P. AUGIER | M Que le vintgt-neuf mars mil huit cent quatre vingt-huit, la Défende- ENT D'ETREN
esse pénètrant dans la vie privée du Demandeur, dans le but de l’insulter t c'est bien} de le faire passer pour atteint d’aliénation mentale a publié malicieu- Mement l'entrefilet suivant :
e publique, “ L'HONORABLE M. TRUDEL EST DANGEREUSEMENT malade à Saint-
der pardon Mean-de-Dieu. ”
onnaître le Que les mots à Saint-Jean-de-Dieu désignent l'asile des aliénés de soignense- MBaint-Jean.de-Dieu à la Longue-Pointe; que par la publication de cette même eu Mhouvelle, la Défenderesse a réussi à créer dans le public l'impression que
ait à cette Me Demandeur était atteint de folie —pendant que, de fait, le directenr et
is il ignore Mes rédacteurs du journal {e Monde savaient que le Demandeur souf-
s'est plaint Ærait d'une pleurésie.
Que pour établir davantage cette fausse impresssion dans le public
et tenter au Demandeur un tort irréparable, la défenderesse a répété l’insi nuation dans son journal /e Monde, du neuf avril mil huit cent quatre vingt huit, en publiant malicieusement ce qui suit: ‘“ La rédaction di “ l’'Etendard ” a définitivement transporté son bureau principal a “ Longue-Pointe. Il ne reste en ville que les sourdines et les soupapes. %
Que ces entrefilets se trouvait dans les copies des dits numéros du Monde, &u vingt-neuf mars et du neuf avril mil huit cent ARABE — produites avec les présentes ;
Que le douze avril mil buit cent quatre- -vingt-huit, le journal /e Mond( dans un article intitulé : “ Pharisiens, ” a de nouveau répété quelques unes de ces calomunies accoutumées, entre autres les suivantes:
“ On se rappelle encore sa (à M. Mercier, conduite révoltante “ l'égard de son Eminence le cardinal Taschereau et du rév. curé Labelle “il en est de même pour ‘“ l'Etendard ” dont le directeur (voulant dire le Demandeur) a INSULTÉ NON SEULEMEET LES ÉVÊQUES MAIS MÊME NON CARDINAUX ET LE PAPE. ” Ainsi que le tout appert plus amplement à copié du dit journal produite, avec les présentes comme en faisant partie ; |
Que le dix avril mil huit cent quatre-vingt-huit, la Défenderesse, dan son dit journal “ Le Monde,” voulant faire passer le Demandeur pour uw homme vénal, dans l'exercice de sa profession a publié l’entrefilet suivant M
“ Le directeur de “ L’Etendard” parle d’un grand seigneur X.....…. | | “ qui refuse de payer dix mille piastres pour une place de sénateur. Vousson C1 “ drait-il nous dire ce qu'il chargeait, en mil huit cent soixante et seize à jaui su: “ M. Rodier, pour INSULTER ce même grand seigneur dans les journaux ! 'É Fe
ette a maçon, « ( “ ( F extrad F séjou ‘ de s0 ‘ force, ‘pris
‘ grâce j l' garde
‘ Noye
‘tant (
Que le M. Rodier dont i! est question dans. le dit entrefilet, était, en à sa mil huit cent soixante et seize, le client personnel du Demandeur ; que#" bure c’est comme avocat de M. Rodier que le Demandeur a eu à rentrer dans une: prése
affaire où celui que Le Monde désigne comme le seigneur X...... avait dell‘ mag
intérêts ; que le directeur du dit journal Le Moude, qui, en mil huit cent Mer: soixante et seize était au bureau de Demandeur, sait que l’entrefilet ci-dessuliappert a rapport à une affaire personnelle, et qu’il est faux et calomnieux à l'égard Q da Demandeur ; pende
Que le quatre mai mil huit cent quatre-vingt-huit, le dit journal Le ue Monde répétait quelques-unes de ses insinuations et accusations calomËk.. que: nieuses contre le Demandeur, dans un article intitulé “ Shefford,” et qui sl ;] &; lit comme suit : « M."
“ L'Etendard fait la déclaration suivante au sujet de la candidature def ai “ M. Noyes, le candidat du gouvernement Mercier dans le comte de Sheth “ fran
“ ford : L | « Plus d’une fois déjà, nous avons dit que nous désapprouvions la can- « prit didature de M. Noyes, et nous avons donné les raisons qui motivaient «
répété l’insi cent quatre rédaction de incipal à |:
s soupapes, ‘à
kette attitude de notre part. Ces raisons sont les suivantes : il est francmaçon, orangiste et pendard.
“ C’est plus que suffisant pour nous faire un devoir de le combattre.”
“ C’est à cela que se limite le zèle du confrère contre cette candidature huméros dif extraordinaire de M. Noyes. Ce n'est pas malin. Evidemment, le dernier e-vingt-huit} ‘ séjour de M. Trudel à Sr-JEAN-DE-DIEU lui a fait perdre quelque chose de son FONDS DE GRACES D'ETAT. Il est soudain revenu sans ardeur, sans al le Mondl ‘ force, on dirait sans volonté, pour la défense des bons principes dont il a ‘ pris la garde, même contre les cardinaux et les évéques, à qui il nie les ‘ grâces d'Etat -pour cet objet. Pourquoi ne met-il pas les électeurs en évoltante A garde contre cette candidature ?
uré Labellel “ Pourquoi ne reproduit-il pas les formules du serment prêté par M. 4: Noyes comme orangiste et franc-maçon ?
“ Pourquoi ne fait-il pas pour ce maçon de haut grade ce qu'il a fait avec
té quelques!
lant dire le
S MÊME NOM 1 A ment à copil ‘ tant de saintes et vertueuses indignations contre d’autres maçons et oranrtie : gistes, que les circonstances ont lancé dans la vie publique en Canada, et ne dan qui, pendant plus Ge vingt ans, ont été soumis et acclamés par M. : TL LE
ur pour ul Trudel. .
let suivant Ainsi que le tout appert à copie du dit journal produite.
ur X...... M Que le deux mai mil huit cent quatre-vingt-huit, la défenderesse dans
teur. Vou/#son dit journal'Le Monde a publié de nouveau les injures et les calomnies te et seize iMqui suivent à l'égard du demandeur :
journaux ! '* “ M. Mercier est en faveur de M. Noyes. Il lui fournit tous les moyens let, était, en‘ à sa disposition pour assurer le succès de son élection. C’est dans le
ideur ; quel‘ bureau de M. Mercier qne M. Noyes vient recevoir ses intructions en er dans und‘ présence de MM. Trudel, Duhamel et Pacaud. Mais M. Noyes est franc- … avait def‘ maçon et orangiste il a approuvé l'exécution de Riel, voilà pourquoi MM.
huit cent‘ Mercier et Trudel n'osent pas l’accepter ouvertement,” ainsi que le tout let ci-dessuBappert plus amplement à copie du dit iournal produite ; x à l'égardf Que le dit journal le Monde dans le même article du deux mai vili- # pende ainsi le dit demandeur :
journal 18 “ Vous M. Trudel, qui avez jugé à propos de vous opposer aux évéons Calomsk.. ques, avec votre doctrine des grâces d'Etat, vous n'avez rien à dire quand
"et qui sf. :] s'agit d’un candidat qui arrive dans des circonstances extraordinaires ? | M « M. Trudel sait bien au besoin résister aux évêques et insulter le cardinal, lidature de ais il n’a rien à dire au sujet de la candidature d’un orangiste et d'un te de ShefS « franc-maçon. | - « Cette finesse de l’homme de la Providence ct de l'organe des. bons ons la cau-#+ « principes ne trompera que les imbéciles. motivaient! “ M. Noyes est le candidat choisi de M. Mercier et M. Trudel l’accepte
(de
“ par son silence, et pour l'amour du picotin ministériel qui finit par payer] comme le prouve l’entrefilet suivant de la Presse : ” nas, ét
La succession Trudel, à laquelle appartenaient les bâtisses de l’Eten| rédact dard, les a mises en vente hier. L'honorable F. X. A. Trudel en a failli sottes l'acquisition. fauve.
“ Les fortunes s’amassent vite dans notre siècle de progrès et d'hy} ilnel “ pocrisie.” tels ac « A décon ton dé L'ALLI Et
Ainsi qu’il appert à copie du journal prodaite ; Que le demandeur dans l’article, ci-dessus cité du deux mai mil huil} cent quatre-vingt-huit, est insulté, vilipendé, traité d’hypocrite, de fourbe| etc., qu'il est accusé faussement d’avoir accepté la candidature d’un nommé Noyes et même de s’être réuni à ce sujet dans le bureau de M. Mercier avec MM. Duhamel et Pacaud, ce qui est faux, que le dit article insinue de plus
it :
que c’est avec de l'argent public qu'il a acquis une propriété et que c'est « L par ce motif de vénalité qu'il professe ses idées politiques. # d'hyp
Que les rédacteurs du Monde savaient que tout cela est faux et calom-fff ce sca nieux. ‘ Trude
‘ Tout]
Que le dit journal le Monde a répété ses calomnies dans son numéro du HE * fois de
cinq mai mil huit cent quatre-vingt-huit au cours d’un article intitulé :
‘“ Shefford,” dans lequel on lit : “ Jusqu'à l’Etendard qui commence à faire! An
“ entendre qu'il peut supporter un franc-maçon dans certaines circons-| Qu “ tances. son dit
“ Nous savons cela. Quand il s’agit de la politique conservatrice, il sn suivan
‘ est défendu de supporter un maçon, mais si le maçon ou l’orangiste est
“ libéral, on fait acte de vertu en le supportant, s'il est favorable au gou- “€ “ vernement Mercier, dont le picotin fait les délices et la fortune dell dans “ l'Etendard et de son directeur spirituel. L'Etendard prétend que Lei Granc “ Monde a renoncé à dire que l'organe :astor appuie la candidature de M8 PROM “ Noyes, dans Shefford. C’est une erreur où un mensonge. Plus que Ai * jamais nous prétendons que l'Efendard est favorable à la candidature del
“ de M. Noyes ; seulement toujours hypocrite et lâche, il se défend à sa
“ manière. Nous n’en voulons d’autres preuves que son article de celleur, e
“ matin qui n'est qu'un long plaidoyer déguisé en faveur de celui qu ‘il Ce ‘“ appelle le grand Zorobabel.” bre de Que le Monde a également répété les mêmes calomnies dans son nu-51887, a méro du sept mai mil huit cent quatre-vingt-huit, lesquels deux numéros 1882, a sont produits avec les présentes comme en faisant partie ; Mbre 16 Que le cinq janvier mil huit cent quatre-vingt-sept, le dit journal, leBarticl® Monde, a publié les calomnies et les injures suivantes à l’égärd du Deman-Micle int deur dans un entrefilet intitulé : ‘“ Bien digne de lui.” Tru
lercier avec ue de plus 't que c'est
e intitulé :
nce à faire!
es circons-!
rvatrice, il
léfend à sa
icle de ce celui qu'ils
ans son nu:
x numéros!
journal, le du Deman:|
| par payer!
s de l’Eten!
x et calom-!
numéro du!
| ss
“ Le Monde annonçait hier que notre confrère de la Minerve, M. Gélinas, était assez gravement malade. En apprenant la chose, le triste rédacteur de l’Etendard a tressauté d’aise. Dans quelques lignes aussi sottes qu’elles voudraient être méchantes, il se livre à des ricanements de fauve. Après avoir connu toutes les hontes et commis toutes les lâchetés, il ne lui restait plus qu’à s’attirer l’invincible dégoût qui s'attache à de tels actes. Voilà que c’est fait.”
“ Ainsi, M. Bélanger, le candidat banale des cantons de l'Est, et le déconfit de Sherbrooke à la dernière élection, accuse les curés de Compton de s'être vendu en bloc à l’honorable M. Pope. M. Bélanger EST L'ALLIÉ DE CŒUR ET DE VENIN DU GRAND VICAIRE TRUDEL.”
Et dans un autre article intitulé : ‘“ Diner Beaugrand,” dans lequel on
TR “ L'Etendard est opposé à ce diner. Le Grand-Vicaire joue son rôle
#: d'hypocrite là comme ailleurs. En effet, comment croire à la sincérité de ! ce scandalisé, lorsqu'il embrasse M. Beaugrand depuis dix-huit mois. M. #: Trudel a reçu de l’amitié de M. Beaugrand depuis plus d’une année.
‘ Tout le tapage qu'il fait aujourd'hui à l'occasion du diner prouve, une ‘ fois de plus, que le Grand-Vicaire est un hypocrite et un ingrat.”
Ainsi que le tout appert à copie du dit journal produite ;
Que le sept mars mil huit cent quatre-vingt-sept, la défenderesse, dans son dit journal, le Monde, a accusé le demandeur de vendre son influence politique et de faire donner des places moyennant finances, par l’entrefilet puivant :
“ On dit que M. Aiexis Désaulniers, le défunt candidat de l'Etendard
#: dans Maskinongé, sera nommé régistrateur du comté de Maskinongé. Le +: Grand-Vicaire (voulant désigner le demandeur, en le ridiculisant) lui A
‘ PROMIS CETTE PLACE MOYENNANT UNE CAROTTE ANNUELLE.” Ainsi qu'il appert à copie du dit journal produite ; Que le neuf mars mil huit cent quatre-vingt-sept, le dit journal le onde a de nouveau répandu ses insultes et ses outrages sur le demanleur, en publiant ce qui suit :
Ce système d’injures et de calomnies se retruuve dans un grand nom-
bre de numéros du dit journal, entre autres dans le numéro du 22 mars 21887, article intitulé : Qu'elle en haut lieu ; dans le numéro du 19 septembre
1882, article intitulé : L'Etendard et le picotin ; dans le numéro du 2 décemre 1887, article intitulé :' Vilénie : dans le numéro du 5 décembre 1887, farticl® intitulé - Z faut mourir ; dans le numéro du 10 décenbre 1887, article intitulé : Entr'apôtres ; dans le numéro du 14 avril 1888, article intitulé : Trudel et M. Mercier : dans le numéro du 15 mai 1888, article intitulé :
j6— ME QUE!
ontréal
Varialions, ainsi que le tout appert amplement aux numéros du dit journal} le. Monde, des dites dates, produit avec les présentes comme en faisant! partie ;
Que toutes les calomnies, les injures, les outrages allégués ci- dessus, | ont été répandus par la défenderesse à un nombre considérable d’exemplaires, tant dans le Canada qu’à l'étranger, et particulièrement à Montréal # où le Demandeur exerce sa profession, où il a son domicile depuis de nom# breuses années, et où se trouvent la plus grande partie de ses connais-# sances ; à
Que le Demandeur a grandement souffert dans sa sensibilité de se voirh ainsi attaqué, conspué, calomnié, insulté et outragé de la manière la plusk indigne, et presque quotidiennement, dans son caractère, dans ses mœurs! dans sa famille, dans sa vie privée, dans ses sentiments religieux, etc. |
Qu'il a d'autant plus souffert des attaques calomnieuses du journal leË Monde, qu’il avait raison d'attendre de tout autres procédés de M. Vanasse} dit Vertefeuille, le directeur de ce journal ; que le dit Vanasse, a peine! admis à la profession d'avocat, avait trouvé dans le bureau du Demandeur à gagner sa vie et à se faire une clientèle : que le Demandeur qui auraith pu avoir à se plaindre du dit Vunasse, l'avait malgré cela protégé d'unel manière à ne pas mériter une telle ingratitude de sa part ; 1
Que ces attaques incessantes, que ces systèmes de calomnies non-inter-W dit : rompues, lui venant de persondes de qui il avait lieu d'attendre de tout” C autres procédés, ont eu un effet désastreux sur la sensibilité du Deman-@# faux deur ; qu’elles ont été cause d’une maladie de cœur, dont le Demandeur à ment
LA
souffre depuis plusieurs mois ; que le demandeur a dû, depuis plusieurs” ] mois abandonner complètement le travail, à sa grande perte et à son grand par le détriment ; + débo:
Que la Défenderesse a agi par malice, préméditation, mauvaise foi etl à signé parti pris de ruiner le Demandeur dans son honneur, dans son crédit, dansÂ
sa clientèle et dans santé ; à Que les dommages éprouvés par le Demandeur, tant dans sa sensibilité que dans ses affaires, sont incalculables et ne se peuvent réparer ; mais quel pour les fins de la présente cause, le Demandeur les fixe à $50,000.00. Ë |
Pourquoi le Demandeur conclut à ce que la Défenderesse soit condam-l# tielle née à payer au Demandeur pour dommages, tant réels qu'exemplaires, la | somme de cinquante mille dollars courant, avec intérêts et les dépenss dis- dom: traits aux soussignés, y compris le coût des exhibits. E. | aux !
TRUDEL, CHARBONNEAU & LAMOTHE, da 0 repr . Avocats du Demandeur. 1:
: Montréal, 15 août 1888.
all
dit journal!
en faisant!
s ci-dessus} ble d’exem:à Montréal!
is de nomses connais:!
8 de se voir!
ière la plus!
ses mœurs,| , etc. | journal le!
M. Vanasse se, a peine!
Demandeur"
qui aurait}
tégé d'unell
non-inter-| re de touth lu Deman-!
Jemandeur À s plusieurs son grand |
aisé foi etl rédit, dans!
sensibilité :
; mais queh 00.00. |!
t condam- li plaires, la penss dis- 47 aux dates suivantes, automne 1886, 5 janvier, 20 janvier, 24 janvier, 25 jan-
4 vier, 29 janvier, 7 mars, 9 mars, 22 mars, 25 juillet et 30 juillet 1887, et 47 reproduits au moins en partie aux pages 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, D 15, 16, 17, 40, 41, 42 et 48, de la déclaration du demandeur, la défenderesse allègue qu'ils sont prescrits par le lapse d’une année à compter du jour où
mandeur.