‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 15 sur 92 · partie, composent ses fables. y |^ \A · texte numérisé non relu

partie, composent ses fables. y |^ \A

Par ces variétés, il semble que La Fontaine ait sciemment rassemblé dans son œuvre les coupes fortuites qui s'étaient glissées dès l'origine parmi les alexandrins réguliers, et qui, bien qu'inaperçues de Ronsard, s'étaient perpétuées jusqu'à notre fabuliste, à travers Ronsard lui-même, ses émules, et Régnier, à travers Malherbe même, et Corneille, Molière, Racine.

Suivons cette filiation, et nous verrons que dans tous ces poètes beaucoup de vers tantôt peuvent^ tantôt doivent absolument être rythmés avec une accentuation toute différente de la coutumière. Ronsard :

Quand la Par— que, ennemie aux Valoîx, — nous ravit. Qui soigneu — se, Tarrose et la culti— ve, afin. - Comme aveu— gle, je suis demeuré — sans lumière. Qui naguè- res faisoient trembler — toute la France. Et nous, — sacré troupeau de Mu— ses qui ne sommes ! *

Du Bellay :

Combien la Fran -ce doit de la guer— re estre lassé. Et joué — toute nuict au dez — à la première. Esprit Royal, — qui prens de lumiè— re éternelle K

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