DE LA FONTAINE A VICTOR HUGO
Les vers de Lu Fontaine (abondance des variétés rythmiques rencontrées par accident chez tous ses prédécesseurs ; — l'enjambement) ; — d'André Ghénier (son alexandrin est presque rythmiquement le môme que celui de Racine); ~ de Victor Hugo (le vers romantique n'offre pas un nouveau caractère rythmique).
La Fontaine eut sur Racine l'avantage de pouvoir, par le choix intime de son genre poétique, user de de tous les rythmes et de leurs structures diverses, de tous les perfectionnements qu'ils ajoutent à l'expression. Il ne saurait trop retenir l'admiration et l'analyse pour l'originalité, si nouvelle alors, qu'il apporta dans l'industrie de son œuvre, pour son fécond maniement de l'alexandrin dont il sut, le premier, faire un outil infiniment souple et créateur. Lui aussi offre bien dans ses vers ce charme des consonances corroborant de leurs sonorités le sens psychologique des mots ; mais les effets qu'il en tire ne sont rien en comparaison de ceux produits par les nombreuses variétés rythmiques dont
fourmillent surtout les alexandrins qui, en majeure