V. Hugo
Si blan — ches, les maisons ancien — nés, si bien faites.
Point hau — tes, çà et là des bran — ches, sur leurs faites.
Peut-ê — Ire qu'elle est très joyeu— se et qu'elle oublie
Des cho — ses de la politi — que et du délire.
Oiseau— sur ce pâle roseau — fleuri jadis.
p. Verlaine.
Ce rythme est comme les 4 — 4 — 4 d'une harmonie majeure. On le rencontre presque aussi souvent que le 3 — 5 • 4 ; obéissant au môme essor, il est de plus que celui-ci entièrement divisible par 2.
Formule 4 — 6 — 2
Presque aussi concordante que la précédente, cette formule est cependant presque introuvable : c'est qu'elle ne se présente pas tout de suite à la
120 LE RYTHME POÉtTQUE
pensée. Après le premier élément rythmique 4, il se produit plus naturellement les formes 4 — 4 et 5 — 3 que 6 — 2 dont le dernier élément demande une mise en valeur toute particulière. Néanmoins quelques alexandrins peuvent s'y adapter. Celuici, du roman de Bauduin de Sebourc^ présente en plus la curiosité d'une muette à l'hémistiche comptant dans le nombre des syllabes et composé par conséquent comme le font encore rarement les nouveaux poètes. (Il est vrai que le Bauduin est un poème de la décadence, et peut-être après tout n'est-ce qu'une faute de copiste? Le vers n'en est pas moins fort bien fait.)
Qu'au reveoir—n'en scèvent recorder — un non.
La Fontaine :
Noire renard — pressé par une faim-— canine.