‹ Questions de mon temps, 1835 à 1856 (volume 2)Chapitre 34 sur 78 · AVEC LAQUELLE ON OBTIENT DANS CE PAYS DES COUPONS DI · texte numérisé non relu

AVEC LAQUELLE ON OBTIENT DANS CE PAYS DES COUPONS DI

» RENTES POUR DES SOMMES TRÈS MINIMES, cc qui a rendu » moins nécessaire pour l'accumulation des petites écono- » mies l'intervention des caisses d'épargne. »

L'ABOLITION DE LA MISÈRE. m

Si, pour rendre inutiles les caisses d'épargne, il suffit, sinsi que le constatent l'expérience et le rapport qui précède, de pouvoir acquérir avec facilité des coupons de rentes moyennant des sommes très minimes ^ il est inexplicable qu'on n'ait pas encore adopté l'idée si simple que j'ai développée ailleurs (1) , et qui consisterait à abaisser à Lw frài<(c l'unité de l'inscription de rente. En même temps que c'était démocratiser la rente (2) , c'était familiariser le travailleur avec le crédit public et supprimer la complication financière des caisses d'épargne, qui offre plus d'un danger.

Si la rente était ce qu'elle devrait être, tout travailleur serait rentier, et, au taux de 100 francs, il n'y aurait pas assez d'inscriptions de rentes 3 pour 100 pour suffire à tous les besoins et à toutes les demandes. Comment l'évidence de ce fait qui se réalisera n'a-t-elle pas frappé vos yeux?

§ II. Caisse de retraites.

Le moment n'est pas venu encore pour moi d'émettre mon opinion sur l'utilité, la nécessité, la possibilité d'une caisse de retraites qui abrite et assure la vieillesse contre la misère; car ce ne sont pas mes idées que j'expose, ce sont les vôtres que j'essaie de rendre précises.

Cela est difficile; on va le voir :

Êtes- vous contre, êtes- vous pour les caisses de retraites? Si j'interroge votre rapport, il répond :

(1) La Bourse transformée : Lettre à M. Garnier-Pagès^ ministre des ^fiances j 22 mnn 1848.

(2) Nombre d'inscriptious de rentes.

En 5 o/O. 3 0/0. 4 1/2 0/0. 4 0/0.

Aa !•' janvier 1848, 243,055 43,391 1,545 3,817

Au 1" janvier 1849, 669,164 73,123 1,522 3,935

Au 1" janvier 1850, 742,387 98,904 1,677 3,862

Au l" janvier 1851, 723,428 97,747 1,661 ^ 3,934

Au !•' janvier 1848, il n'existait au jrrand-livre de la dette inscrite que 291,808 inscriptions, représentant 165,737,000 francs de rentes; au 1" janvier 1851, il existait 823,790 inscriptions, représentant 232 inillions 147,000 francs de rentes. Les titres remis, en 1848, aux déposants des caisses d'épargne, figurent dans cet accroissement subit pour un chiffre de 476,890 inscriptions.

(RAPPORT DE M. OOUIN.)

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