LES HARANGUES ANNUELLES
rons incidemment Taveu, nous ne comprenons pas aussi bien Tulilité de ce qu'on est convenu d'appeler a le discours de la couronne. » Un discours où un président du conseil des ministres viendrait exposer avec précision l'état des affaires du pays, ce qui a été accompli dans l'intervalle des deux sessions et ce que le pouvoir exécutif se propose d'entreprendre avec le concours du pouvoir législatif, un tel discours nous paraîtrait de beaucoup préférable. Mais peutêtre avons-nous tort? Si nous avons tort, si cette opinion est fausse, qu'on l'impute à l'aversion que nous inspire ce qui n'est que lieux-communs. Encore si le lieu-commun n'était qu'accidentel, il serait supportable; mais quand il est périodique il s'aggrave en se répétant. Ce qui était exagéré la première fois risque la seconde de devenir ridicule. Le cercle dans lequel tournent tous nos compliments que l'usage a consacré est très étroit. Les formules ne sont pas variées, et dès qu'on essaie de les varier on tombe tout au moins dans Pefforl, la recherche ou la singularité. En fait de compliments de ce genre, le mieux encore est de ne pas chercher à innover. 11 vaut mieux être terne que boursouflé ou grotesque. Les hommes qui ont le plus d'esprit, le plus de tact, ont tous échoué à cette œuvre où la gloire n'est pas en raison du péril. A cet égard, la restauration n'a rien eu h envier à Tempire, et nous ne sommes ni au dessus ni au dessous de ces deux époques, infiniment moins différentes de tendances que d'origines.
Après ce que nous avons dit sur les inconvénients inhérents à cet échange de discours qui a lieu deux fois par an, nous ne devrons pas être suspect si nous louons les deux réponses faites aujourd'hui par le roi à M. le chancelier de France et à M. le président de la Chambre des députés. Ces deux réponses sont empreintes d'une fermeté qui emprunte aux circonstances actuelles une signification qui n'a échappé à personne. On a surtout remarqué et vivement applaudi le passage de sa réponse, dans lequel il dit que sa mission est de montrer aux rois que la monarchie peut s'allier à la liberté, et aux peuples que la liberté peut s'allier à
la monarchie ; que, loin de s'exclure l'une l'autre, elles se prêtent un mutuel appui. Pour n'être pas absolument neuve, cette pensée n'en est pas moins juste, et dans celte rencontre dos deux mots de monarchie et de liberté qui se trouvent également dans la réponse du roi h la Chambre des paii*s et dans sa réponse à la Chambre des députés, nous croyons qu'il faut y voir plus qu'un heureux hasard d'improvisation. C'est l'impression qu'ont reçue et emportée tous ceux qui ont assisté à cette réception.
28 avril 1847.
M. Hébert parait devoir être appelé au ministère de la justice. L'inexplicable opposition que M. Hébert, cédant sans doute à d'occultes et de malfaisantes influences, a faite à la Presse^ cette opposition ne nous rendra pas injuste pour lui. Nous reconnaîtrons volontiers qu'il ne manque ni d'une certaine fermeté de caractère, ni d'un certain talent de tribune ; mais n'était-il pas possible, ne le serait-il pas encore de faire un choix plus politique, plus agréable à la majorité de la majorité, et moins périlleux peut-être pour l'existence du cabinet? On ne tombe jamais que du côté où l'on penche, a dit un jour M. Guizot. Nous n'avons pas oublié ces paroles, dont on regrettera peut-être trop tard que nous ayons été les seuls à nous souvenir. Ce n'est pas, suivant nous, de ce côté que la prudence et a la bonne politique » conseillaient au ministère d'aller se recruter. On n'est pas exclusif impunément. Si l'on ne voulait se jeter d'aucun côté, il y avait alors un choix qu'eussent certainement approuvé tous les hommes sensés dont le regard s'étend plus loin que le jour et le lendemain, et qui se préoccupent, avec raison, de la discussion prochaine de plusieurs questions délicates, et du passage inévitable de circonstances difficiles ; c'eût été le choix de M. Sauzet, qui a déjà rempli les fonctions de garde-des-sceaux et de mi-
nistrc des cultes. La nomination de M. Sauzct, en laissant vacante la présidence de la Chambre des disputés, permettait d'y rappeler M. Dupin. La nomination de M. Sauzet nous paraissait doublement indiquée par la situation. Le ministère n'a pas été de cette opmion ; l'avenir montrera qui, de luî ou de nous, a fait preuve, en cette occasion, du tact politique le plus sûr. Il y a une justice qu'on s'accorde à nous rendre : c'est que le journal que nous dirigeons s'est rarement trompé sur aucune des questions politiques, économiques, administratives ou autres qu'il a dû traiter. Cela s'explique par son indépendance. Rappelons-les sommairement : la première question qui se présente à ce journal lorsqu'il paratt, en 1836, c'est rinter\'ention en Espagne : il la combat sous toutes ses formes, et le ministère du 22 fé- \Ticr se retire pour faire place au ministère du 6 septembre. Où nous eût menés rinter\ention ?— A l'occupation plus ou moins prolongée, avec toutes ses conséquences, dont la moins dangereuse eût été de nous faire porter la responsabilité d'un ordre de choses qui n'eût pas tardé à devenir odieux, par cela seul qu'il eût paru imposé. Le ministère du 6 septembre, en succédant au ministère du SS février, hérite de deux questions à résoudre : toutes les deux graves, mais d'une nature différente, Tune politique, l'amnistie, l'autre économique, la question des sucres. Résistant à nos pressantes instances et cédant aux clameurs de quelque^ ultra-conservateurs, il recule devant l'amnistie, cette grande mesure que M. le duc d'Orléans a pris le soin de glorifier de sa propre main avant de descendre dans la tombe où l'ont suivi tant de rogrotvS. A qui les faits ont-ils donné raî- Ron ? Au lieu do trancher la question des sucres, comme nous le lui conseillions, par un ab<iissement radical du droit qui eût doublé la consommation, favorisé le dAeloppemenl de notre marine, sans qu'il fût nécessaire de prononcer l'interdiction légale de la fabrication du sucre de betteraves, il a transigé. En faveur de qui les faits, cette fois encore, se sont-ils prononcés? Le ministère du 6 septembre se'modiOe en s'éclairant; il devient le ministère du 15 avril. Au
dedans, ce ministère met fin à deux questions devant les-^ quelles on avait toujours reculé : il promulgue Pamnistio et rend au culte Téglise de Saint-Germain-PAuxerrois, monument dont les ravages attestent le triomphe de l'émeute et Pimpuissance du pouvoir h la réprimer et à protéger Perdre ; au dehors, il met fin h deux autres questions non moins délicates : la conclusion de Paflairc du Luxembourg et Pévacuation d'Ancônc. Sur ces quatre questions, Pappui le plus ferme de ce journal ne fait pas défaut un seul instant au cabinet; mais où le cabinet et le journal cessent d'être d'accord, c'est sur la présidence de la Chambre des députés à laquelle la Presse demande hautement que M. Guizot soit appelé. Dans le lointain, la Presse apercevait déjà un point noir : c'était la coalition qui devait renverser le ministère du 15 avril, et, avant de le renverser, étouffer dans Purne du scrutin, sous le nombre des boules noires, cet admirable projet de loi qui consacrait l'exécution par l'État des grandes lignes de chemins de fer. Si ce projet, auquel le nom de M. Martin (du Nord), alors ministre des travaux publics, restera honorablement attaché, eût été voté, comme il devait l'être, aujourd'hui toutes les grandes lignes de chemins de fer seraient livrées à la circulation, des départements enliers ne seraient pas menacés de manquer de pain, la place ne fléchirait pas sous le poids des actions de chemins de fer, la Banfjue de France ne serait pas réduite à aller en Angleterre acheter des lingots à terme, le trésor public ne serait pas exposé à des bruits sinistres qui, même alors qu'ils sont faux, accusent encore un manque de prévoyance et une situation grave. La nomination de M. Guizot à la présidence de la Chambre n'aurait pas eu seulement pour effet d'assurer l'existence du ministère du 15 avril, elle eût encore empêché Pavénemont dos ministères du 12 mai et du 1*' mars. Voir de loin n'empêche pas toujours de voir juste et distinctement. C'est une justice qu'on nous a rendue, mais trop tard. Mal engagée sous le ministère du lî mai, ce qu'on a appelé la question d'Orient s'aggrave sous le ministère du 1®^ mars. Pour le district d'Adana, il s'en
est fallu de peu que la guerre ne s'allumât aux quatre coins de l'Europe. Un seul journal s'est alors rencontré qui n'a pas craint de se mettrp en travers de l'entraînement général et de dire qu'il serait insensé de faire marcher une armée sur le Rhin parce que la France avait à se plaindre de ce que de l'autre côté de la Manche il s'était trouvé un ministre, lord Palmerston, qui avait signé, de concert avec trois grandes puissances, un traité que nous ne pouvions signer sans nous contredire. Un an ne s'était pas encore écoulé que le traité du 15 juillet 1840 s'effaçait pour faire place au traité du 13 juillet 1841, qui faisait rentrer la France dans le concert européen. La Presse n'avait donc pas eu tort de réprimer les éclats d'une colère qui devait ainsi s'apaiser I Aucun journal ne veut plus fermement le maintien de la paix. Mais vouloir fermement et vouloir aveuglément sont deux choses très différentes. De là Iç désaccord qui n'a cessé d'exister qu'il y a peu de temps, entre le cabinet du 29 octobre et cette feuille, sur la sincérité de l'alliance anglaise et la durée de l'entente cordiale. Il y a dix ans que nous ne cessons de répéter que la paix du monde n'est menacée dans l'avenir que par l'Angletern» et son altière ambition ; il y a dix ans que, pourôter à nos paroles de leur crédit, on y répond (sans que cela nous ait jamais fait tergiverser) en disant que noi^ sommes vendus à la Russie. Eh bien I aujourd'hui, nous le demandons à tous ceux qui ont lu les dépêches et les instructions de lord Palmerston, où il est question de l'éventualité qu'a créée le mariage de S. A.R.M. le duc de Montpensier avec la sœur de la reine d'Espagne, les notes et protestations de M. Bulwer des 31 août, 5 et 22 septembre dernier, par qui la paix de l'Europe est-elle menacée ? Qui a déclaré au monde entier que 0 la descendance issue du mariage de l'infante » dona Luisa avec M. le duc de Montpensier serait consi- » dérée comme absolument inhabile à succéder^ en aucun » cas^ au trône d'Espagne? » Qui tient ainsi d'une main superbe le sabre suspendu sur toutes les têtes? N'est-ce pas notre magnanime alliée? Qui menace à Athènes « Vintrigue
» (fe la France de l'éloquence du canon^ dont on a trop dif- » féré de faire usage ? » N' est-ce pas encore, n'esl-ce p«is toujours PAngleterre, h qui il ne suffit pas de nous avoir fait payer, h Tahiti, une indemnhé (jue nous ne devions pas, et de nous avoir enip<>ché de nous faire payer, à Tanger, les frais de notre gloire, (jui nous étaient légitimement dus? Il y a dix ans que nous disons à satiété qu'il faut prévoir le cas d'une rupture entre l'Angleterre et la France et s'y préparer en cherchant un point d'appui qui nous permette de réduire les dépenses écrasantes de notre armée, afin d'accélérer Tachèvement de nos grands travaux publics, le développement de notre industrie, de notre conmierce, et par suite celui de notre marine marchande ; que des alliances ne s'improvisent pas ; qu'elles ne sont durables qu'à la condition d'être cimentées par un intérêt commun; qu'il en est un : la nécessité d'une confédération maritime, qui doit rattacher toutes les puissances que menace la suprématie britannique (voir ce (jui arrive l\ la ïîullandc*) ; qui désormais oserait affirmer (jue Terreur est de notre côté et que les craintes exprimées par nous sont démiées de tout fondement, de toute vraisemblance? C'est ainsi (jue nous avons .mnoncé au gouvernement et aux Chambres, plusieurs années h l'avance, la crise monétaire à laquelle ch nnerait lieu l'émission d'un milliard d'actions de chemins de fer. Ce que nous avions annoncé, par suite d'un concours funeste de circ(mstances, se vérifie plutôt môme que nous ne devions le croire. Cette crise monétaire n'eiit pas eu lieu si, au lieu d'émission par les compagnies d'actions de chemins de fer payables successivement par cinquièmes, l'Etat eût délivré des bons de chemins de fer à l'intérêt de ',] fr. 65 cent, par an, 1 centime par jour, comme nous l'avions proposé. L'inquiétante rareté que nous venons de voir se produire pour les sul)sistances et [)our l'argent menace égalemenlr de se produire pour l(»s hommes politi(jues. Si le cabinet actuel, par une circonstance ou par une autre, était forcé de remplacer plusieurs (h» ses membres, où sont les homiiK^s expérimentés, éminents, auxciuels il pourrait et devrait ^'a-
ii-sr^i*-".!^ .-.^.-.--«^ • r-^ -^ .î ^-"inir'^ cms- Jiffneilt» niHi:> îin***-* H"^ lî!-"- ••: \^r • «^ p^fiunt^ l'^r^yiat^ j -iBvçmr mi-
ii^T^i . ♦!. rL — . • •' 'Z - miErni "ni en- rmrsis^ '^rmumeni 'Aer^ " ''Z7,*"::"*i . 'r.nir'*:! -»ir- - HUiiuii24r<?iiCL K ta six Tl♦l^■^ fi*- ii 1.: .r—- :»: ^ r.n >»î>, h mu-*" 4juie^ Itfs smiiaîiiM in mp* itrT*- ^..i .1- !r—iiLiir-> -i ixci illlSllll:^ iJn «r» :i •• TT.iR-*- - - • aiT:-Tîtr le j naaiêr? la ir»tiit.v ii -::■••- -'^:* «lîTiu^f il? i««f 3PfV"2ïiiias. Un tel Siir. iir >i(. :— : >■>. i»* a iiiiaitfr^ a pu» ^rarve^ rai>wni:»- .r' i.>ri- i»:r.iini>srT:« n -!Ïi*»*u^^. ••^■ace- eciaifée, 'i.tçiar.-- • '. n.:r.»:".' • «^ri i -i^it ie a <Qi3i«c«LuaK"e de '«•it ir. -K'r:;<«- •• i i- -•^•••R»*au mi ii'^rnic aT^)ir tant de «A^^-.r. > '..rt r..' ••n\: i« n. ^»i siif—i aïoin» «^i» les jour- ^^t\: • '.r.-. :-■.*-•".'. r-T-î^r •'> :!r.'*''Q:^«iace$ s'j^gravenl si •^çw:»*rr.»--. " ir- '. — . s •.'a.eniea': •(u~a prendre des avt-v.'— '..♦.. «;r^ .i-«- -"• >i : -'•v j ùute «f on liîreciear. 4jr.gor;,#- r. •- : . • fT-ffifr-c* •*' tir^'-vur îi*.i-*-d pas «fcjà eïj^ {.^r irj- >'-•-.*.• c. ..i fiiv fi»* !ïoa jvcagleaieDl oo ^ b-.r v .r #- "* r -^- r. p^ i--ètr»î c^ saonit-^iii pas com- 0y^.r. ^ r*r.'.:-' ?• '^^. C"<: i nrtaai la »>â &.HKsen sommes f^^r^vî '-'.^ ' •*'*' '* i r^ ^ ^-'^ tir'iLûn des h>?auiKS de Iribone IWif •'•'* ''" T-* f' **^^ F'^" trîMiiphe de b piirole el qoeslioD #k tftM/jr;-*:- \fuh;:iu-'i uw .innée où il n> aurait que des ffi;v#'/tM it ''l 'J'"* s»M.ït<. ni culont-ls ni intendants mili- Uîr*-*. 'i ••''«* ^uffi un»» i'W exacte de la manière dont la rrs$u*ft'** ^uy^^inï^im };.»n\vrnee. Le mal existe : il frappe t/ifH W" i^'^^^rfh : tout k m«»nde en con>-ient. Qu^n^ au re- Wé'tU' tVii 'T^iil fnnle a appliquer, personne n y songe. Une f^ifl p;f nous aliiiser : tout cela présage un temps plus ou moîfin i'Wn(iU' clV-preuves difficiles à tniverser : c^élait donc un mitif <r.«PP''l^'r M. Dupin a la présidence de la Chambre din iU'i^uUs. La pnidence en faisait un devoir au ministère.
LA NOMINATION T)K M. IIKhRRT. |S7
Si M. Sauzet brille quand il ny a pas de nuage au Gnna- ■HUpaitaiienlaire, quand la discussion ne soulève pas une imw, pour M. Ditpin if en est tout autrement : c^est quand fmêgB gronde, c'est quand la discussion se transforme en que la supériorité de sa présence d'esprit, sa vi-
r.dd réparties apparaissent dans tout leur éclat. Alors, de Pisvea de tous, amis, rivaux et adversaires, il est le Meilleur , le seul président. LVcasion d'acquérir cette ioroe s'oflirait tout naturellement ; du môme coup on eût Ml deux bons choix, car M. Sauzet, gardc-des-sceaux et ■ioistre des cultes, n'eût attiré sur le conseil où il eût été appelé h siéger aucune des difficultés qui attendent M. Hébert et auxquelles nous Tattendons. Co nVst pas de nous, è^elde lui qu'elles viendront. A Tappui de ces paroles, ce B%Bl pes l'avenir que nous invoquons, c'est le passé que
Tenons de rappeler.
RIEX ! RlExN ! RIEN !
20 avril 1847.
l'ne épigraphe manquait h la Presse depuis le jour, vendredi 26 mars 1847, où M. Guizol, succédant à la tribune à M. DuchAlel. nous força d'eiïacer au-dessous du titre de ce journal les li«j:nes (jue nous avions em[yunléesàson fameux discours (rinaui^uralion de la législature nouvelle, solennellemenl adressé de Lisieux, le 2 août 1846, k toute la France électorale atlcnlive î
Ce vide (jue M. Guizol avait fait en cédant aveuglément i\ d'aveugles (^xigenc(*s, M. Desmousseaux de Givré Va rempli en cédant évideninienl à I évidence de née<»ssités qu^on ne nierait pas si obstinément et dont on ne se raillerait pas avec lanl (ramerUime, ^i elles étaient moins impérieuses.
C'était avec joie, c'était avec confiance que nous avions recueilli et inscrit ces paroles :
« T( ules les politiques vous promettront le progrès, lapo- ^) liti(|ue conservatrice seule vous le donnera. »
(m. GnzoT, 2 août 1846.)
C'est a\ (H' tristesse, c't^sl avec regret qu'à la place qu'occupaient ces paroles pleines d'avenir, nous y mettons cellesci, trop pleines de vérité :
« Rien ! rien I rien ! »
^mI desmousseaux de gitré, 27 avril 1847.)