‹ Questions de mon temps, 1835 à 1856 (volume 3)Chapitre 59 sur 96 · LOPTIMISMK ET LE COMMUNISME · texte numérisé non relu

LOPTIMISMK ET LE COMMUNISME

15 octobre 1847.

Les ih'ii.r e.rtrihnes se touchent^ est un lieu commun quo Njipoiron «1 traduit par ces mots : Le sublime est près du ridicule: inninlonant que le premier des deux termes de celte pro))osilion a malheureusement disparu, la traduction impériale a fait place à cette traduction nouvelle : Le corninunismc est prés de Voptimisme.

Le communisme fait des progrès d'autant plus rapides (jue roplimismc ne prend aucune peine de le combattre. l/optimisme s'étale indolemment, le communisme travaille îiclivement ; Toptimisme se pavane, le communisme se cache ; l'optimisme cherche le bruit et 1 éclat, le communisme cherche le silence et lombre ; loptimisme plane superbement dans les hauteurs de son dédain ; le communisme, ])lus modeste, se contente de miner sourdement les bases de hi société, qu'il y aurait danger pour lui d'entreprendre ouvertement de renvei*scr; il met le temps à profit, pendant quiiilleurs on le perd en vaines paroles ; tandis que les partis discutent sur des pointes d'aiguille, il tranche, sans délibérer, les (juestions'^BS plus grosses: l'économie politique qu'il a faite h l'usage de toutes les passions mauvaises de la société n'est certes pas incontestable, mais elle est incontestée ! Faire à de telles doctrines l'honneur d'en démontrer Tabsurdité, ce serait leur donner de la consistance :

ainsi raisonne Poptimisme, ot le communisme est loin dei s'en plaindre.

A ceux qui s'inquiètent, l'optimisme oppose ces deux mots victorieux : Lyon, — - Buzaneais.

Mais la force doit-elle disp(»nser de la vigilance? La raison et la justice vaincues sont toujours la raison et la justice, mais la force vaincue n'est plus que la défaite.

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