LES RÉFORMES PROMISES. MS
> session. C'est pour cela qu elle d a pas adopté Famende-
> mont (le M. Mutcau. »
Or, que propose le gouvernement dans Tinformc projet qu'il a présenté et qu'appuie le Journal des Débats?^ Il pnipose, en 1848, de faire dater la réfonnc du 4^' janvier 1S50!
Si la n»f<>rme n'est possible qu'en 1850, pourquoi donc n'avoir pas attendu Tannée 1849? Pourquoi donc avoir fait ce que M. Muteau avait eu, d'aftrès vous, le tort de proposer, et rc que la Glianibrc avait eu raison de ne pas accueillir?
C'est ainsi que le Journal des Débals aime et comprend les réformes utiles et o[)portunes, en les «njoumant indéfiniment sous tous les prétextes les plus futiles, les moins sin* cères.
II parle de la réforme de renseignement ! Quel pas a-telle fait depuis dix-sept ans <|u'elle a été promise? ~ Des pas en arriére.
Il parle de la réforme des prisons î Qui donc en a pris Pinilialive? N'esl-<'e pas MM. de Gas|>arin et de Montaliveti sous les ministères <lu 6 septembre 1836 cl du 15 avril 1837? Onze ans, pour ne pas aboutir!
Il parle de* la réfonne du ro<le hypothécaire ! Le projet an* nnnré est-il M'Heux ?Kst-il autre eliose qu'un leurre, qu'uM improvisation <le charlatans aux alniis, de charlatans en dant;(T 1 Le Journal des Dèbals sait mieux c|ue personne cpie cette prétendue ix*furme n'a rien de siilide, et qu*elle est appelée a subir le sort des //nyWs abandonnés. Le nom* bre aujourd'hui (*n est déjà ronsiderable, et s'accroît dans une progn*s>ion pn\stpie aussi rapide que celui des enfants aliandonnés.
Si ie Journal des Débats fait bien, il s*al>sliendra de van- |4T les •• refnrmes uliles. bienfaisantes y * car il n'y a de réformes utiles, bienfaisantes, que celles qui ne sont pas perpétuellement ajournées.
Ue deux choses Tune : ou le Journal des Débats, quand il
déclare avec solennité qu'il est a partisan des réfot*mes^ • est sincère ou il no Test pas.
S'il n'est pas sincère, ses lecteurs ont le droit de se plaindre qu'il se joue ainsi de leur crédulité ;
S'il est sincère, il trahit que toutes ses complaisances et toute son abnégation ne lui donnent aucun crédit.