‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 2)Chapitre 1 sur 156 · QUESTIONS POLITIQUES · texte numérisé non relu

QUESTIONS POLITIQUES

" L'horizon des idées et des faits a pris tout h coup des proportions immenses. »

EUGÈNE ROL'HER, niinistre de la justice. 26 mars 1848.

« Partout ou je vois cette large expansion de l'âme humaine acceptée et garantie, Va je vois la liberté; partout ailleurs je n' aperçois que la dictature. »

BUFFET (l'un des membres de la commission des xviil. 26 mars 1848.

22 avril 1850.

Oui, cela est vrai, il est un grand parti que nousi aspirons à fonder, c'est le parti de la liberté.

La liberté doit être le rendez-vous commun, le drapeau de ralliement, la première étape de tous ceux qui désirent le progrès, de quelque façon qu'ils le comprennent, de tous ceux qui cultivent une idée fausse ou vraie, de tous ceux, enfin, qui n'acceptent pour arbitre entre l'erreur et la vérité que l'expérience.

La liberté est le terrain neutre sur lequel doivent s'unir tous les partis, aujoui'd'hui vainqueurs, mais demain vaincus, tous les chefs d'écoles divisés, tous les principes rivaux, car tous sans exception ont le môme intérêt au triomphe complet de la Liberté absolue; pour tous la Liberté doit être la question préalable.

Les victorieux du jour diront-ils que nous exagérons l'importance et les avantages de la Liberté? Aux victorieux

4 iH5».

du jour qui n'ont pas encore eu le temps d'oublier qu'ils furent, le 25 février, les vaincus du lendemain, nous répondrons par leurs propres paroles.

Que demandons-nous de plus que ce que demandait, en mars 1848, I'association pour les libertés publiqi'es ?

Voici son manifeste :

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