‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 2)Chapitre 5 sur 156 · LA LOI ET LA POLICE · texte numérisé non relu

LA LOI ET LA POLICE

.. Sous la licstauration, un préfet de police, devenu ccTebve, avait dit : " La rue et la place publique sont à •1 moi, car ce sont la rue et la place imblique, et je suis " la police. En conséquence, un journal qui n'est pas " dans mon opinion, je vous défends de le vendre et de " le distribuer. "

>> Le conflit s'était élevé entre deux journaux du soir, VÉloile. qui représentait l'opinion du pouvoir, et une autre feuille qui représentait l'opposition.

" FLLsiELKs VOIX : C'était le Pilote.

" M. opiLON BARROT : Eh bien ! il n'y a pas un des iiorames, même ceux qui siègent au banc des ministres, «CI N'AIT ÉTÉ RÉVOLTÉ DE CETTE INDIGNITÉ.

» Je m'oppose li ce que vous faites, parce que je déclare avec confiance qu'iL y a la une atteinte grave

ET PllOrOKDE A LA LIBERTjî DE LA PRESSE ! >J

ODiLos BARROT. SéancB du 6 février 1834.

24 avril 1850.

La loi est forniello. L"iirlicle 6 de la loi du 27 juillet 1849 est conçu en ces termes :

« Tous DISTRIBUTEURS et COLPORTEURS dc livrcs, écrits, brochures, gravures et lithographies, devrout être pourvus d'une autorisation qui leur sera délivrée, pour le département de la Seine, par le préfet de police, et pour les autres départements par les préfets. »

La loi n'interdit pas la vente des journaux. Ce que la loi ne défend pas est pei-mis. Marchands de vins, épiciers, et tous autres conimei"çanls peuvent donc ajouter à leur commerce le débit desjournaux. J^a seule prccaulioii ipi'ils aient is pi'endre. mais (|u"ils ne

Page 1