POURQUOI UN MLNISTERE PARLEMENTAIRE
Si les lois qu'ils vous présentera vous paraissent utiles, votez-les; si elles vous paraissent nuisibles, rejetez-les.
Vous n'avez à faire ni rien de plus ni rien de mieux.
Que le ministère de transiiion conserve le nom qui lui a été oflieiellement donné, mais que ce nom veuille dire : transition entre ce qui est et ce qui sera en 1852.
Finissons-en, il est temps, avec ces bruits de changement de ministère colportés et exploités tous les jours à la Bourse.
Si M. de Germiny tient h se retirer, qu'il se retire. Si le président tient à M. Achille Fould, qu'il ne se gêne aucunement et qu'il le rappelle au ministère des finances. S'il préfère M. Barocheà M. Miïsse, qu'il se donne cette satisfaction d'écarter l'un et de ramener l'autre.
Qu'il conserve son ministère ou qu'il le change, qu'il le change en tout ou en partie; c'est son droit. Ni majorité ni minorité parlementaires n'ont rien à y voir, rien à y redire.
Qu'il soit donc bien entendu que toute la responsabilité de la situation actuelle retombe exclusivement sur le piésidentde la République.
Il est libre, entièrement libre.
Rien ne le gêne, rien absolument.
Il n'a pas besoin de la majorité.
La majorité n'a pas besoin de lui.
Il n'est qu'un seul cas où ils auraient besoin l'un de l'autre, ce serait pour un acte de complicité.
Donc, moins le ministère aura la prétention d'être pai'lementaire, et plus la France aura de raison d'être rassurée.
Est-ce simple ? Est-ce clair ? Est-ce vrai '?
Le temps des phrases flottant à la surface est passé; le temps d'aller au fond des choses est venu.
LES INSULTEURS T)U ?i FEVRIEn.
" Les journées du 23 et du 24 fe'vrier 1848 ont changé le principe et la forme du gouvernement en France. La monarchie a fait place à la République. Cette grande l'évolution s'est accomplie presque sans résistance en quelques heures. Jamais la Providence n'avait révélé avec plus d'éclat des desseins longtemps méconnus par les hommes. >;