Chapitre IV
1. 0 hommes ! craignez votre Seigneur qui vous a tous créés d'un seul homme : de l'homme il forma sa compagne, et fit sortir de ces deux êtres tant d'hommes et de femmes. Craignez le Seigneur, au nom duquel vous^ vous faites des demandes mutuelles. Respectez les entrailles qui vous ont porté. Dieu observe vos actions.
2. Restituez aux orphelins leurs biens ; ne substituez pas le mauvais pour le bon. Ne consumez pas leur héritage en le confondant avec le vôtre ; c'est un crime énorme.
3. Si vous craignez d'être injuste envers les orphelins, n'épousez que peu de femmes^ deux, ti'ois ou quatre, parmi celles qui vous auront plu. Si vous craignez encore d'être injuste, n'en épousez qu'une seule, ou une esclave. Cette conduite vous aidera plus facilement à être juste. Assignez librement à vos femmes leurs dots.
4. Ne remettez pas aux soins des hommes ineptes les biens dont Dieu vous a confié la garde ; mais donnez-leur la nourriture et les vêtements. N'usez à leur égard que de paroles honnêtes.
8. Les hommes doivent avoir une portion des biens laissés par leurs pères et mères et leurs proches ; les femmes doivent avoir aussi une portion de ce que laissent leurs pères et mères et leurs proches. Que l'héritage «oit considérable ou de peu de valeur, une portion déterminée leur est due.
12. Dieu vous commande, dans le partage de vos biens entre vos enfants, de donner au fils mâle la portion de deux filles ; s'il n'y a que des filles et qu'elles soient plus de deux, elles auront les deux tiers de la possession ; s'il n'y en a qu'une seule, elle aura la moitié. Les père et mère du défunt auront chacun le sixième de la possession, s'il a laissé un enfant ; s'il n'en laisse aucun, et que les ascendants lui survivent, la mère aura un tiers ; s'il laisse des frères, la mère aura un sixième, après que les legs et les dettes du testateur auront été acquittés. Vous ne savez pas qui de vos parents ou de vos enfants vous senties plus utiles. Telle est la loi de Dieu. Il est savant et sage.
1.3. La moitié des biens d'une femme morte sans postérité appartient au mari, et un quart seulement si elle a laissé des enfants, les legs et les dettes prélevés.
14. Si vos femmes commettent l'action infâme (l'adultère), appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu'à ce que la mort les visite, ou que Dieu leur procure un moyen de salut.
20. Si deux individus parmi vous commettent une action infâme, punissez-les tous deux ; mais s'ils se repentent et s'amendent, laissez-les tranquilles, car Dieu aime à pardonner, et il est miséricordieux.
23. 0 ci'oyants ! il ne vous est pas permis de vous constituer héritiers de vos femmes contre leur gré, ni de les empêcher de se marier (quand vous les avez répudiées), afin de leur ravir une portion de ce que vous leur avez donné, à moins qu'elles ne soient coupables d'un crime manifeste. Soyez honnêtes dans vos procédés à leur égard. Si parmi vos femmes il y en a que vous n'aimiez pas, il se peut que vous n'aimiez pas celles dont Dieu a voulu faire un riche trésor.
T 27. Il vous est interdit d'épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles et maternelles; vos nièces, filles de vos frères ou de vos sœurs; vos nourrices, vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, les filles confiées à votre tutelle et issues de femmes avec lesquelles vous aurez cohabité. N'épousez pas non plus les filles de vos fils que vous avez engendrés, ni deux sœur».
33. Que le comnierce se fasse avec un consentement mutuel; ne vous tuez pas entre vous.
36. Ne convoitez pas les biens par lesquels Dieu vous a élevés les uns au-dessus des autres. Les hommes auront chacun une portion correspondante à leurs œuvres, et les femmes aussi.
38. Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes.
39. Si vous craignez une scission entre les deux époux, appelez un arbitre de la famille du mari et un autre choisi dans celle delà femme. Si les deux époux désirent la réconciliation, Dieu les fera vivre en bonne intelligence, car il est savant et instruit de tout.