UNE DIFFERENCE ESSENTIELLE
nistros, et M. Guizot était son collègue. Qu'ont-ils fait? Se sont-ils souvenus dos princii^es ([u'ils avaient proclamés, et dont l'application eiU été raderniissenient de la dynastie de 1830? Les ont-ils maintenus? Non, ils les ont reniés, et ils ont présenté les lois de septembre, qui, en interdisant, sous les peines les plus sévères, de prononcer le nom de la République, ont contribué plus que toute autre cause à son subit avènement, le 24 février 1848.
11 faut opter.
Ou MM. de Broglie et Guizot avaient tort en 183o, ou ils avaient raison en 1817 et en 1830.
Nous croyons que c'était en 1817 et en 1830 qu'ils avaient raison , et que ce qu'ils disaient à cette époque est resté en 1851 non moins absolument vrai.
l ES DEUX ERES.
30 septembre 1B51.
La communicalioii entre Londres et Paris, par le Iclégraphe-éleetrique de M. Brelt, est entièrement établie. Voilà donc encore une chimère devenue une réalité, grâce à la loi de M. Brctt, foi qui a traversé l'Océan, et grâce h l'intervention persévérante du comte AHVed d'Orsay, qui a obtenu, il y a un an, du président de la République, qu'il mît son bon vouloir à la place du mauvais vouloir des bureaux ! Peut-être le même succès eût-il été réservé à M. Petin si la même intervention avait pu se faire jour, encore cette fois, entre le président de la République et le ministère de l'intérieur! 11 semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est, en effet, son rôle , elle le remplit d'une façon irréprochable. Ce ne sera pas sa faute si le télégraphe sousmarin a pris place parmi les progrès accomplis, ce sera celle du président de République, de M. le comte Alfred d'Orsay et de M. Brett.
Deux politiques sont en présence : celle du prof/rcs continu et celle de la libeiié comprimée ; on sait quelle est la nôtre. Nous sommes pour l'clat de civilisation contre Vétat