‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 5)Chapitre 2 sur 231 · LE COMITÉ CENTRAL DE KÉ9ISTAKCE · texte numérisé non relu

LE COMITÉ CENTRAL DE KÉ9ISTAKCE

lU.

6 mai 18.51.

Le ^9 avril, signalant à l'indignation do la France l'odieux bulletin qui demandait que 1851 comblât la lacune laissée en 1793, je posais la question dans des termes auxquels le préfet de police a répondu en ce qui le concernait, car il a fait arrêter ceux qui imprimaient les bulletins clandestins des comités ténébreux. La Voix du Proscrit^ de son côté, fait la réponse suivante, qu'il importe de connaître :

« Ce n'est pas d'aujourd'hui que nous disons notre opinion sur lu politique de la presse doctrinaire de Paris et de l'opposition parlementaire. Si le peuple a le malheur d'njouter foi à ces prédications énervantes, nous aurons bientôt à gémir sur la ruine de la République ; il est bon que tous les démocrates le sachent. Récemment, nous avons constaté avec bonheur que le peuple pensait comme nous à cet égard, et qu'il était bien décidé à ne plus prendre conseil que de lui-même ; nous ajoutions, sur la foi de nos correspondances, que les ateliers recevaient des enseignements plus révolutionnaires et plus conformes à la gravité des circonstances ; nous faisions, pourquoi le cacher ? allusion à des publications condamntes à se faire anonymes, dont on nous garantissait le bon esprit, mnis dont nous ne connaissions ni le texte ni la source.

» Est-ce notre faute, à nous, si les entraves apportées à la liberté de la presse forcent les démocrates, qui ne veulent pas s'abandonnera une direction dangereuse, les forcent, disons-nous, à employer ces moyens clandestins?

» En même temps que le Comité central de résistance, la réunion parlementaire présidée par I\I. Michel (de Bourges) a fait de son côté un appel au peuple, pour Fengnger au calme, lui promettant de pousser le cri d'alarme et de marcher avec lui si la République était en danger.

» Nous ne ferons pas de récriminations, mais nous dirons au peuple qu'il n'a ni conseils ni direction à recevoir de ceux qui ont failli au .SI niai. Il fera son devoir, et saura bien choisir son jour et son heure, sans attendre le signal de l'opposition parlementaire, car ce signal pourrait ne jamais venir. »

10 iS5t.

Ainsi, la Voix du Proscrit n'a jihs une parole de blâme pour l'esprit qui dicle les pioelamalions que je la conjurais de flétrir.

Je ne veux rien dire de plus. 11 paraît que le second coup de fusil nrest destiné par les Teriorisles.

D'autre part, je sais que les Réaclionnaires guettent la première occasion favorable de me déporter.

Chacun selon son tempérament.

Je n'en continuerai pas moins à crier en toutes occasions :

Ni Réaction, ni Terreur.

Point de Réaction, car la Réaction appelle et amène la 'Terreur.

Point de Terreur, car la Terreur appelle et amené la Réaction.

Mais Libert(> en tout, poni' Ions.

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