MON DRAPEAU
flétrir pour avoir banqueté au Gliàteau-Rouge, ni plus ni moins que s'ils eussent dîné à Belgrave-Square.
Ai)rès le 24 février 1818, lorsque tant de gens qui pailenl haut se taisaient, se cachaient et adulaient le gouvernement provisoire, je faisais mieux encore que de défendre la Liberté ; je l'exerçais.
Le 24 août 1848, je convoquais tous les journaux et tous les écrivains chez Lemardelay, pour protester, au nom de la Liberté violée, contre la suppression arbitraire de la Gazette de France et du Rep)'ésenta)}t du peuple.
Après comme avant Télection du 10 décembre, est-il une seule liberté dont j'aie abandonné la cause?
Liberté de réunion.
Liberté de presse.
Liberté d'enseignement,
Liberté d'industrie.
Liberté d'association,
Liberté de vote,
Liberté de pétition.
Liberté des peuples de se donner la forme de gouvernement qui leur convient,
Liberté de défense.
Liberté de témoignage.
Ai-je manqué à ce dernier devoir au procès de Versailles?
Ai-je laissé s'accomplir sans les plus énergiques protestations le renversement de la République romaine par la République française?
Mon drapeau, c'était celui qu'arboraient hautement et que déployaient tout entier, en mars 1848, MM. de Montalembert, de Valimesnil et de Riancey.
Ai-je fait comme eux ?
Le vertige de la peur me l'a-t-il fait trahir et déserter?
Que M. de Rességuier réponde!
Au-dessus de toutes les formes de gouvernement, audessus de toutes les chartes octroyées ou bâclées, au-dessus de toutes les Constitutions votées, je place la Liberté.
Ce n'est pas ma faute si mon drapeau change si souvent