‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 5)Chapitre 5 sur 231 · ÉGALITÉ , LIBERTÉ , FRATERNITÉ · texte numérisé non relu

ÉGALITÉ , LIBERTÉ , FRATERNITÉ

« Le Cuniilé central de résislance

[Ce qui suit est écrit a la niain.l

» Est absolument étrangei* à la pièce que vous publiez dans la Presse de ce matin.

» Le Comité vous envoie, sous ce pli, son dixième bulletin, qu'il a cru devoir revêtir de son timbre, afin qu'il n'y ait pas confusion.

» Ce que vous dites du Comité ne saurait donc lui être appliqué en aucune mnnière.

') Voici sa façon de penser sur la situation actuelle :

» Attendre 1852; user alors du suffrage universel, ou renverser les obstacles qui s'y opposeraient.

>> D'ici là, ne prendre les armes que si l'on ne pouvait l'éviter ; mais alors les prendre résolument.

» Le Comité central n'a jamais dit et ne dira jamais qu'il n'y a plus de pardon possible. Il a proclamé hautement que les hommes de bonne foi qui reviendraient de leur erreur, avant l'heure suprême, seraient encore bien reçus.

» Il a ajouté que la terreur deTéchafaud avait fait son temps, et que tout ce que le peuple devait désirer, c'était d'enlever à ses oppresseurs les richesses qui sont dans leurs mains un instrument d'exploitation inhumaine et de réactions sans fin. Voilà ce qui distinguera 1852 de 1793.

n Vous demandez si le comité existe réellement, et qui l'a institué.

» Nous répondons :

» Il a été organisé en mai 1850, par l'initiative d'hommes dont la démocratie connaît le dévoûment, qui s'exposeront à tous les périls, et qui ont juré de mourir pour la cause de l'égalité.

» Sa mission est à la fois révolutionnaire et organisatrice.

» Il la poursuit dans l'ombre, parce que la liberté est proscrite de notre malheureux pays. C'est une chose que vous devriez comprendre.

» Paris, le 29 avril 1851.

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