LA RIT. TRANSNO.\NAI
Ainsi, dans lo loltro qno pnhiie Vf'iiirem. je (roiivc ce post-scriptnm :
» P. i>. Vous me dites que vous ne pouvez me rendre auoun service ; vous vous trompez ; l'Estafette, dans sou numéro du 3 ou du 4, a produit sur mon compte un article infâme, mensonger d'un bout à l'autre. On y répète réternetle nccumtinn d'avoir ordonné des égorgements dans la rue Transnonnain. C'est en vain qu'à la fin de ]H37, ou au commencement de 183H, j"ai fait insérer une lettre dans le C'ourrîVr pour démentir ce bruit odieux, .l'aidit que je n'étais pas dans la rue Trausnonnain, et que je ue commandais pas les troupes qui y sont allées. C'cs/ égal, on persiste à me rouer aujc vengeances poinilairei. Xe pourriez-vous pas faire un article là-dessus, et le faire répéter par (pielques journaux de votre connaissance?
)i MARECHAL BUGEAUP. »
Qu'un militaire nie avee in(lip;nationqne des égorgemenis aienteu lieu rue Transnonnain, je le comprends: mais qtrun militaire se borne à nier qu'il commandait les troupes qui y sont allées, c'est ce que je ne comprends pas ; car c'est décliner une responsabilité pour la laire remonter jusqu'à la hauteur d'une Couronne, list-ce digne ? Est-ce généreux? Est-ce conforme à la discipline militaire '? Est-ce un bon exemple donné à l'armée par un maréchal de France? N'est-ce pas essayer d'échapper aux vengeances populaires pour y vouer d'autres officiers, d'anciens ministres et même un roi déchu, qui. le 7 mars 1848, n'était pas mort?
A tous les points de vue : au point de vue de l'Armée, au point de vue de la discipline militaire, au point de vue de la solidarité politique, au point de vue de ce qu'on appelle si emphatiquement l'Autorité, je ne connais rien de plus grave que cette protestation réitérée de >I. le maréchal Bugeaud à Tégard de la participation qui lui a été attribuée dans les massacres de la rue Transnonnain. C'est la conscience troublée de la Force expirante.