LE COMPTE-RENDU DE LA MONTAGNE
faire disparaître, c'est de luire absorber les fractions par le tout;
Troisièmement, parce que je pense que toute considération secondaire doit s'effacer devant la nécessité impérieuse de l'union la plus compacte ;
Au dedans et au dehors, la Liberté est sérieusement menacée.
Ses ennemis ont jeté le masque qu'ils avaient pris.
Ils ne cachent plus leurs projets, qui deviennent d'autant plus extrêmes, qu'ils sentent chaque jour s'affaiblir leurs espérances.
L'appel aux cosaques a retenti à la tribune française de l'Assemblée nationale.
La majorité l'a entendu sans qu'aucun cri d'indignation trahît sa susceptibilité blessée, et interrompît M. de Falloux, le même qui en mars 1848 écrivait : « Les puissances » etmng'éres,commeondisait jadis, sont aujourd'hui les im- » puissances étrangères ; y>]e même qui, en 1848, était choisi par M. L.-N. Bonaparte pour ministre; le même qui imposait au cabinet Barrot l'expédition de Rome ; le môme qui a accompli le miracle de la trinité bonapartiste-légitimistejésuile.
Une si monstrueuse alliance, si imprévue, si improbable, impose à tous ceux qu'elle indigne et qu'elle effraie la nécessité d'opposer l'union à l'union, le nombre au nombre, sauf à chacun, le lendemain de la victoire, à reprendre sa liberté.
A aucune condition je ne veux reculer dans le passé.
Périls pour périls, je préfère ceux de la Liberté à ceux de l'Autorité.
Je déplore, je condamne les excès qui, au nom de la Liberté, ont taché de sang les pages de notre première révolution; mais si grands et si déplorables qu'ils aient été, ils ne sauraient être comparés à ceux qui, au nom de PAutorité, ont ensanglanté l'histoire de tant de règnes.
Terrorisme pour terrorisme, le terrorisme révolutionnaire
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est moins h redouter encore que le teirorisnie mouiiichique.
Preuves :
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Le 2i août 1572, sur les deux heures du matin, sonne la cloche du Louvre. L'amiral Coligny périt assassiné ; plus de 10,000 victimes sont égorgées, parmi lesquelles on compte plus de 600 gentilsliommes. Les provinces suivent l'exemple de Paris, et le chitTre de 10,000 ne tarde pas à s'élever i\ 70,000. Ainsi s'accomplit le massacre de la Saint- Barthélémy, prémédité depuis sept ans, concerté dans les conférences tenues à Bayonne entre la reine Catherine de Médicis et ses fils, le roi Charles IX, le duc d'Anjou, et le duc d'Albe.
Sous le règne de Louis XIV, de 1685 à 1715, combien de calvinistes périrent victimes de l'intolérance religieuse ? L'histoire des dragonnades et des camisards est lii pour le dire.
Du 26 août 1792 au 9 thermidor 179i inclusivement, c'està-dire pendant la Terreur, plus les dix mois qui se sont écoulés depuis la prise des Tuileries en 92, jusqu'à l'arrestation des Girondins, au commencement de juin 1793. il a a été exécuté à Paris, sur les places de la Révolution, du Carrousel, de Grève, Saint- Antoine (la Bastille) et à la barl'ière renversée (du Trône). 2,837 personnes.
Il y a lieu de remanjucr :
1° Que les exécutions ont Irappé un certain nombre d'individus poursuivis pour assassinat et les individus accusés du vol du Garde-Meuble ;
2° Que dans ce nombre les habitants de Paris n'entrent guère pour plus de moitié.
Le tribunal révolutionnaire a jugé et condamné des habitans de la Bretagne, de Rouen, d'Armentières, de Pontde-Cé, de Coulommiers, de Troyes, de Clamecy, d'Angers, de Toulouse, de Dijon, de Verdun, de Porneusc (Seine-el-