‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 5)Chapitre 96 sur 231 · DEUX GOUVERNEMENTS : UN FORT, UN FAIBLE · texte numérisé non relu

DEUX GOUVERNEMENTS : UN FORT, UN FAIBLE

20 août 1851.

Le 25 août 1835, M. de Broglie, président du conseil des ministres, disait à la tribune législative :

(( Un gouvernement monarchique sous lequel il serait permis de s'appeler républicain n'a jamais existé et ne saurait exister. Ne nous demandez pas de l'essayer. A de pareilles conditions gouvernera qui l'osera : Entreprendra qui l'osera do s'embarquer sur l'ouragan et de diriger les tempêtes. »

Voilà ce que disait le premier ministre d'une monarchie héréditaire ; et, quoiqu'il eût interdit à tout Français, sous les peines de mort et de détention, de s'appeler carliste, républicain, de rechercher l'origine et de discuter le principe de la Charte de 1830, la monarchie de juillet n'en fut pas moins renversée en Février. Le gouvernement fort est tombé malgré cet appui formidable, tandis que le gouvernement faible résiste à l'épreuve réitérée à laquelle il a été mis ])ar M. Berryer se pi'oclaniant royaliste à la tribune, et par M. de Broglie demandant la révision totjile de la Constitution, révision appuyée par tous les légiliniisles et tous les orléanistes.

De ce rapprochement significatif, en faut-il tirer la conclusion que MM. Faucher et Baroche, « embarqués sir l'oi:-

w RXGAN ET DIRIGEANT LES TEMPÊTES, » SOUt dc pluS habilcS

nautonniers que MM. Guizot et de Broglie, ou bien que la

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