LEFLOCH. LEMACHOIS. LE POIIEVIN SAINT-ALME. LOUDUN. LUCAS
(Louis). — MAGSE. MAXCEL. — JIAEOS lEugènc). MARTIN (Ed.). DE MAU-
DCT. MAURIS. UESABD. MEURICE (Paul) . — MILLAUD. SAQUET (GUS-
tavej. — NEFFTZEB ^A.). SOZAIS. O. ilACCARTHT. — PETBAT. — PÉRODEAUD.
— PONROT (Arthur). — rifault. — robillard. — Eosur. — de saist-albi.s (Alex.) — vasbf.ster. — de villemessant. — vitu (Aug.'.
» La séance est lovée à doux heures. »
26 août 184fi.
Le journal le Bien public se trompe et égare ses lecteurs «juand il imprime ce qui suit :
« La Presse a poussé aujourd'hui la bonne grâce envers » nous jusqu'à se plaindre de notre absence dans la réu- » nion qu'elle avait provoquée pour organiser une protesta- » tion collective contre la suppression des journaux. Ce re- » proche est assurément très aimable, et nous en sommes » d'autant plus flatté que la Presse n'a pas semblé s'aper- » cevoir que le Constitutionnel, le Siècle, le National, le » Journal des Débats et beaucoup d'autres feuilles avaient » également manqué à son appt' I. »
Nous disons que le Bien imblic s'est trompé et a égaré ses lecteurs quand il a imprimé ce qui précède, parce qu'il n'y a pas eu dans la Presse un seul mot qui eût trailàTabsence des rédacteurs du Bien public à la réunion du 24 août. Celte absence nous a affligés sans nous surprendre. De la part de quelques autres journaux , elle nous a surpris sans nous affliger.
Oui, cela est vrai, ni le Constitutionnel, ni le Journal des Débats, ni le National, ni le Siècle, ni VUnion, n'ont assisté à cette réunion et n'ont signé la protestation dont il leur appartenait essentiellement de prendre Tinitiative, non pas seulement en août, mais en juin 1848. Apparemment, c'est qu'ils trouvent tout simple et parfaitement libéral un régime sous lequel les journaux peuvent être supprimés sans avoir été condamnés.
29 août 1848,
On lit dans le National :
« 11 est évident que sous le régime républicain, l'opposi- ^) tion, soit de la tribune, soit de la presse, ne peut plus » être ce qu'elle était sous le régime monarchique... Le
» journalisme surtout doit se tianslbl'nier et procéder , « non plus par l'attaque, mais par la démonstration. »
Pourquoi ropposition . pourquoi la tribune, pourquoi la presse auraient-elles moins de droits sous le régime républicain que sous le régime monarchique? Pourquoi l'attaque, dont le Xational ne s'abstenait pas sous le roi Louis-Philippe, sei'ail-olle interdite à la Presse sous le général Cavaignac '?
Nous engageons le Xational h relire notamment ses articles des 9, 13. 14 juin 1832: 31 juillet. oaoùt, 12 septembre. 10 novembre 183o; 21, 23 septembre 1841. Nous rengageons à méditer ces très courts extraits puisés dans ses propres colonnes :
« Prenez le pouvoir si vous voulez , mais sachez que, dès » ce moment, vous tombez sous l'empire de la publicité, » vous, votre présent, votre passé, tous vos actes connus, » tous vos actes même projetés... Et honte à l'écrivain » timide qui déserte ses devoirs parce qu'un danger s'y » rattache. »
ARMAND MARKAST. Procès Casimïr Périer.
« Si c'est une guerre contre un journal 'seul, elle est » puérile; si c'est une guerre contre la presse, vous y y> périrez... »
ARMAND MARRAST. Procès de lo Trihunc.
« Un tel régime ne s'appellera pas de notre consentement » la liberté de la presse. ..Le mandat de dépôt sous prétexte » de flagrant délit ne peut être décerné légalement contre » les écrivains de la presse périodique, et tout écrivain pé- » nétré de sa dignité de citoyen opposera la loi à l'illégai> litéet la force à la force. C'est un devoir : ad\ ienne que B pourra. »