‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 176 sur 199 · L, SIMON · texte numérisé non relu

L, SIMON

» ouvrier ébéniste. «

La seule réponse que j"aie à l'aire, c'est qu'on ne saurait s'écarter des garanties'de la justice sans risquer de tomber dans tous les écarts de l'arbitraire, c'est qu'il n'y a pas de nécessités qui puissent justilier l'oubli des principes.

C'était l'opinion d'Armand Carrel et de Godefroy Cavaignac, c'est aussi la mienne : c'était l'opinion du National aufreinis, c'est toujours celle de la Presse.

Une pétition et un projet de colonisation en Algérie, par associations temporaires, sont présentés h l'Assemblée nationale au nom de 50,000 lamilles. Autant nous sommes opposés à la transportation arbitraire, autant nous sommes favorables à la transportation volontirire; nous ne comprendrions pas que le gouvernement militaire, qui trouve de l'argent pour transporter des insurgés, n'en trouvât pas pour transporter des malheureux ouvriers qui ne demandent qu'à se relever de la misère par le travail.

Faut-il donc devenir coupable pour avoir droit au budget?

Immense question, qui, par cela seul qu"il n'est pas déraisonnable de la poser, prouve que ce qu'on appelle gouverner c'est maicher à contre-sens, c'est marcher sur les mains au lieu de marcher sur les pieds.

Prétendre qu'il serait i)lus facile de marcher sur les pieds que sur les mains, vuilii ce qu'on nppelle un paradoxe!

Essayez donc, ô grands hommes crÉtal, défaire tenir l'o-

bélisque de la place de la Concorde sur la pointe, au lieu de le faire tenir sur sa base.

Eh ! bien, c'est ce qu'essaient de faire ceux qui gouvernent; aussi, comment gouvernent-ils?

Mais de quoi nous mêlons-nous? Est-ce que cela nous regarde ? Est-ce que la liberté delà presse existe ? Est-ce que le suffrage universel n'existe pas?

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