‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 177 sur 199 · LA TERREUR · texte numérisé non relu

LA TERREUR

•■ Il n'y avait pas d'état de sic'ge :... et la TERRFX'K. fju'e'tait-ce donc':' Et, je le répète, que ion me comprenne bien , CE N'EST PAS UN BLAME QUE JE \EUX PORTER. ..

iiF.NÉR.vi. CAVAiGNAC. Sé.ince du '2 septembre 1S18.

18 septembre 1848.

La TERREUR a pruiîieiié la guillijtine de ville en ville; elle en était venue à décapiter, au hasard, pèle-mèle. 120 personnes par jour à Paris.

Elle envoyait à Toulon des masses de rebelles, sous le feu dr la foudre; c'était l'expression officielle.

Elle fusillait à Lyon par centaines et au son de la musique militaire.

Elle changeait la Loire en tori'enl révolulionnaire. ainsi que Carrier rannoncail avec orgueil dans ses lettres h la Convention.

Elle inventait les mariages républicains, invention uni(]iie dans riiistoire, et devant laquelle les Néron, les Tihèi'e. les Caligula, auraient reculé.

Elle avait des proconsuls (pii livrèrent des villages aux flammes, qui faisaient fusiller des centaines de prisonniers sans forme de procès, et qui consignaient le récit de ces exploits dans leurs lettres h In Convention: et la Convention

applaudissait, et les lettres étaient inscrites au Moniteur, chacun peut aller les lire.

Elle battait monnaie^ sur la place de la Révolution.

Elle guillotinait des femmes enceintes. (Voir VHistoire Girondins par M. de Lamartine, t. vin, p. 208.)

Elle amenait la Convention en corps sur la place de la volution, le 21 janvier 1794, afin de voir tomber quatre té et de fêter ainsi l'anniversaire de la mort de Louis 1 (Voir le Moniteur du 23 janvier 179i\

Eh bien! dans tout cela, M. Gavaignac déclare sole;i lement, spontanément, qu'il « ne trouve rien A BLAMI

On le voit : au fond de toutes les paroles de M. Gavai se retrouve sa fameuse doctrine de « l'ASCENDANT RAL. »

La Terreur n'était pas autre chose : c'était le triompl l'ascendant moral.

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