LA JUSTICE KT LA POLMIOUE
Du l'ô rn;ii nu l-'i oclohiv, cinq mois pleins se sont écoulés. Cinij mois pleins |ioun(>cluMcli(M'lo vérilésnr un f;iit qui s'est produit dnns tonte In clarté du jour et ;uix yeux de tout Paris. C'est évidenHn(>nl trop. Nous ne craignons pas de le dire, c'est là de la politique, ce n'est pas là de la justice. Or, nous sonnnes de ceux (jui pensent que jamais la justice ne doit contracter avec lajiolitique d'union adultère. Ceux qui ont une autre opinion et qui la croient plus sage sont des sourds, des aveugles , des imprudents. Ce sont des sourds, car ils n'entendent pas ce que le peuple dit de toute justice qui offense la droiture de son implacable bon sens ; ce sont des aveugles, car ils ne voient pas où ils marchent ; ce sont des imprudents, car pour éviter au présent d(>s difficultés momentanées, ils amassent sur l'avenir d'immenses dangers et préparent de terribles représailles. Les sociétés périssent par la force, elles ne se sauvent que par la justice ! Or, c'est surtout pour les ennemis de la tranquillité publique que la justice est instituée, les amis de l'ordre n'ont pas besoin d'elle.